Page éditoriale : (édition du 16 décembre 2010)


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Réflexion

Point  n’est besoin d’avoir lu Poliakov ou Aggée et de remonter le temps jusqu’au  9e siècle avant J.C. alors que le roi Omri crée Samarie à l’est de la Judée.

Point  n’est besoin d’ouvrir la Bible pour y lire Saint Jean  ou encore Saint Luc  pour évoquer ces Samaritains généreux et pourtant tant décriés pour avoir refusé de participer à la reconstruction du Temple.

Point  n’est besoin de consacrer sa culture aux médias pour y trouver tous ces généreux  dont on parle tant.

Non point n’est besoin, car la générosité est comme la grande misère, discrète, cachée derrière une pudeur proche  de celle rencontrée auprès que tous ceux et celles qui agissent.

Ainsi Lambton, ce village où le sens communautaire se retrouve à chaque  coin où il est nécessaire, sans être la Samarie, a ses samaritains. Ces samaritains qui sans faire briller une quelconque auréole savent faire le geste qui sauve une vie, une famille.

Le geste qui sauve et honore l’être humain, du moins celui qui prend son temps pour regarder derrière lui pour s’apercevoir qu’il n’est pas seul.

Le geste fait par le samaritain qui sait reconnaître celui ou celle qui sans tendre la main souffre d’une solitude entretenue par la fierté ou la désespérance.

Le samaritain, qui, pour bien d’autres raisons, connaît tous les bonheurs dans le partage lorsque la moitié de sa tranche de pain devient étincelle dans l’œil de celui ou celle qui la reçoit.

Et que dire de ce samaritain anonyme qui, à l’approche de cette fête planétaire et œcuménique qu’est Noël, va permettre à une famille, non seulement  de garnir une tablée autour de laquelle se retrouveront tous les sourires d’une vraie vie, mais plus encore, de savoir enfin qu’elle est partie intégrante d’un village dont l’étoile de la générosité brillera loin, très loin, jusqu’au-delà d’un égoïsme banni à tout jamais de nos villages et qui sait , peut-être d’ailleurs.

Merci Samaritain inconnu, et qui sait d’aucuns aussi discrets  que vous l’êtes perpétueront cette tradition séculaire.

Gérard Declerck




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