Page éditoriale : (édition du 21 janvier 2010)


Politique d'information
La Direction

Le CANTONNIER accepte les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité rédigés par les lecteurs dans la mesure où le vécu des communautés est concerné. La direction se réserve le droit de les publier en tout ou en partie à la lumière de l’intérêt public, de son espace de publication, et du respect de la charte des droits et libertés.

Tout texte doit contenir le nom de son auteur avec son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom de l’auteur ainsi que celui de la localité de résidence seront affichés.




Gagnant du mois janvier

 Photo: Danielle Noël  

M. Fernand H. Gagné de Disraeli gagne une carte cinéma d’une valeur de 20 $ lui donnant un droit de visionnement de 5 films au Cinéma du Lac (Polyvalente Disraeli).

Cette carte est offerte par Mme Jeannette Marcoux de Saint-Fortunat, ex-membre du conseil d’administration du journal Le Cantonnier. Pour plus d’information sur la programmation du Cinéma du Lac, consulter le www.villededisraeli.com/cinema ou appeler Gilles Dufresne au 449-2202.





Qu’est-ce qu’on mange ?

Gilles Dufresne

Le code 471 identifie les produits en prove-nance de Taiwan.
Mondialisation oblige, avec l’ouverture des frontières à l’importation, les commerces de toutes sortes accueillent des produits de toutes provenances, laissant au consommateur la liberté de choisir à quel pays il donne son argent… Et les commerces d’alimentation ne font pas exception, loin de là !

Mais y-a-t-il vraiment un choix possible lorsque l’empaquetage ne mentionne pas clairement le pays d’origine du produit ? 

Comment le consommateur informé peut-il reconnaître l’origine d’un aliment et appuyer les pays où la production se fait sur des bases équitables, écologiques, sans exploiter les enfants, en respectant des normes élevées d’hygiène, produisant des produits sans édulcorants ou matières de remplissage d’origine incontrôlée, ou simplement pour encourager notre production locale, si l’étiquetage ne fournit qu’une information cryptée ou déformée?

Un exemple parmi d’autres, le miel
Croyant encourager notre production nationale, j’ai acheté dernièrement, à Disraeli, un pot de miel indiquant clairement sur l’étiquette « Produit du Québec ».

Or, quelle ne fut pas ma surprise, en faisant ma recherche sur les codes barres, de constater que le code indiqué sur l’étiquette portait comme préfixe le pays 771, qui correspond à l’Argentine.

L’Argentine est bel et bien un fournisseur de miel pour le Québec. Voir :

http://www.radio-canada.ca/actualite/lepicerie/docArchives/2003/12/04/reportage.shtml.

Ce miel arrive en vrac et il est mis en pot au Québec… Peut-on alors honnêtement parler d’un produit du Québec alors qu’aucune indication n’est fournie sur la provenance de la matière première ?

Vous me direz « Du miel, c’est du miel ! ». Mais que sait-on de la réglementation sur les herbicides en Argentine ? Que sait-on sur les insecticides utilisés pour combattre le varroa, un parasite de l’abeille ? Que sait-on sur les conditions d’hygiène en vigueur pour la récolte et la mise en barils du produit ? Et que pense-t-on des salaires versés aux ouvriers employés à la cueillette ? Dans notre contexte de mondialisation, tout se passe comme si le consommateur devenait le premier employeur pour la fabrication de ses denrées : libre à lui, dit-on, de choisir parmi les fournisseurs étrangers ou locaux celui qui semble le plus conforme à nos valeurs. Quel salaire accorderez-vous à vos travailleurs ?

Je ne doute pas qu’on prenne toutes les précautions à l’usine de traitement pour garantir un produit répondant aux normes québécoises. Mais est-ce une licence qui permet d’occulter l’origine réelle du produit ?

Alors même qu’en Europe, les produits de poulet provenant de la Chine se sont révélés impropres à la consommation, selon les standards internationaux; alors même qu’au Canada, les produits de miel provenant de la Chine sont bannis pour des raisons sanitaires, nous continuons d’importer et de mettre en marché des aliments d’origine pour le moins contestable, produits dans des conditions inconnues et, contre toute éthique, identifiés « Made in Canada ». Peut-on croire que tous les importateurs appliquent les normes élevées de contrôle auxquelles on a droit ?

Le consommateur moyen est-il en mesure de discerner ce qui lui convient, alors que la seule information qui semble fiable, c’est le code barres appliqué sur les étiquettes ?

Mais attention, il reste toujours que le code barre n’indique que le pays où une licence de production a été demandée; ces compagnies peuvent quand même manufacturer des produits n’importe où ailleurs dans le monde.

Et encore faut-il pouvoir le lire...
Si le sujet vous intéresse et que vous ne craignez pas les surprises en constatant la provenance de ce qui atterrit sur votre table, voici les identifiants de quelques pays selon leurs codes barres :   

Pour plus de détails voir :

http://www.aurel32.net/elec/codes_barres.php (vers le milieu de la page)

ou  http://www.gs1.org/barcodes/support/prefix_list


000  à  019   :  États-Unis et Canada  
030  à  039   :  U.S.
30    à  37     :  France
40  à  44   :      Allemagne
471           :      Taiwan 
480 à 489 :      Philippines
49             :      Japon
50             :      Grande-Bretagne
569 à 599 :      Europe de l’Est et du Nord
611 à 629 :      Afrique du Nord et Moyen-Orient 
64 ~          :     Finlande 
690 à 695 :      Chine
740 à 745 :      Amérique Centrale
754 – 755        Canada 
76 ~          :     Suisse et Liechtenstein 
770 à 789 :      Amérique du Sud
80 à 83     :      Italie

Informez votre famille et vos amis !
Note : Les pages WEB citées ne sont pas mises à jour instantanément. Des codes non-utilisés ont pu, depuis, être attribués au Canada ou à d’autres pays.




NDLR : Le texte qui suit relève de la fiction. Il traduit le souhait de l’auteur pour une responsabilité politique axée sur des valeurs humanitaires.


Laissez-moi rêver...
Bruno Marquis

Le premier ministre canadien Stephen Harper s'est engagé à faire de la résolution de la crise mondiale de l'assainissement l'une de ses priorités lors de la rencontre du G8 qui se tiendra dans moins d'un mois, à Muskuka, en Ontario.

Cette volte-face du Canada en a surpris plusieurs à la veille de cette rencontre des huit grandes puissances du globe avec la Chine. Seuls le Japon, l'Allemagne et la Russie se sont jusqu'ici montrés réceptifs à cette initiative inattendue.

M. Harper a expliqué à la Chambre des communes que le manque d'accès à l'eau potable et à des systèmes d'assainissement de base, comme des latrines, étaient au cœur des problèmes d'éducation et de développement dans de très nombreuses régions du monde. « L'éducation de base est un élément essentiel du développement, a-t-il expliqué. C'est un des outils les plus puissants pour réduire la pauvreté et les inégalités et poser les assises du développement humain. Nous devons donc absolument combler ces besoins essentiels que sont l'accès à l'eau potable et à des systèmes d'assainissement de base. »

« Plus de 1,2 milliard de personnes vivent actuellement avec moins d'un dollar par jour, a poursuivi le premier ministre lors d'un point de presse. C'est un cinquième de l'humanité et nous devons mettre un terme à cette misère. En tant que regroupement des pays les plus riches du monde, le G8 doit montrer l'exemple en plaçant l'assainissement là où il doit être – avec l'environnement, l'alimentation et la démocratie – c’est-à-dire au premier plan! »

Pour ce qui est des moyens concrets pour s'attaquer à ces problèmes, le premier ministre a expliqué qu'il comptait convaincre ses homologues du G8 d'investir les sommes nécessaires à cette fin dans le Fonds mondial pour l'assainissement géré par l'Organisation mondiale de la santé. Il s'est toutefois refusé à donner plus de détails.

M. Harper s’est aussi engagé à tout faire pour soustraire l’accès à l’eau potable des intérêts privés afin d’en faire, comme il se doit, une responsabilité publique. « L’eau potable est un bien commun nécessaire à la survie de l’humanité, a affirmé le premier ministre, et non un vulgaire bien marchand. » Son gouvernement compterait également œuvrer en faveur de l’annulation de la dette des pays du tiers-monde. Il a rappelé que : « chaque année, plus d’argent s’en va vers les pays du Nord pour payer la dette que vers les pays du Sud par le truchement de l’aide et du commerce combinés ». « Aucun plan sérieux pour résoudre la crise de l’eau ne peut ignorer la pauvreté des pays du Sud et le rôle qu’y joue le remboursement de la dette » a-t-il rajouté.

Interrogé sur ce qu'il adviendrait, dans ce contexte, des discussions qui devaient porter sur l'aide aux entreprises privées, la lutte au terrorisme et de possibles interventions militaires dans différents conflits mondiaux, le premier ministre a répondu que « la meilleure façon de lutter contre le terrorisme et de promouvoir la démocratie, ce n'est pas de défendre financièrement et militairement les intérêts des grandes entreprises, mais de répondre aux besoins fondamentaux des populations ».

Les trois partis d'opposition, que ce changement de priorités semble avoir pris au dépourvu, ont applaudi la décision du premier ministre. (...)

(La rencontre du G8 à Muskoka, en Ontario, n'aura lieu que du 25 au 27 juin 2010. Rien de tout cela n'a donc encore eu lieu. Mais pour ce que ça coûte de rêver...)




Lettre ouverte

Pénurie de médecins à Disraeli (suite)

Contexte :
Depuis que le Dr. Taillon a pris sa retraite, une partie de la population de la région de Disraeli se retrouve sans médecin de famille. Or, plusieurs médecins de la région de Sept-Îles ont remis une lettre de démission devant la menace de l’implantation d’une mine d’uranium tout près de l’agglomération urbaine. Certains annoncent même qu’ils vont quitter le Québec si le projet voit le jour. L’un de ces médecins ne pourrait-il pas plutôt venir s’installer ici?

Dans ce sens et sur une initiative personnelle, je fais parvenir à ces médecins la lettre d’invitation qui suit et qui se veut une action positive pour trouver un remède à notre pénurie.

Pour plus d’information sur la lettre de démission des médecins : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/lettre-de-demission-des-medecins-de-sept-iles/507321

Objet :
Pénurie de médecins généralistes à Disraeli

Madame,

Nous avons pris connaissance du dilemme auquel les médecins de votre région doivent faire face. L’exploitation éventuelle d’un gisement d’uranium près des agglomérations habitées provoquerait l’émission de radon dans l’air ambiant, ce qui constitue une menace certaine pour la santé de la population.    

Il va de soi que le corps médical s’oppose à ce projet qui va à l’encontre de toute logique de protection de la santé, l’élément sans doute le plus important d’une vie épanouie. Le cas échéant, certains parmi vous voudront quitter ce milieu, voire même le Québec. Or, il y a des municipalités au Québec, où la population déplore une pénurie de médecins de famille, ce qui les oblige à temporiser avec leurs besoins en suivi médical. Disraeli en fait partie.   

Suite au départ à la retraite du Dr. Taillon, Disraeli, une petite ville du sud du Québec sise sur le lac Aylmer près de Thetford Mines, serait heureuse de confier sa population à vos bons soins. Aucun remplaçant n’a pris la place du Dr. Taillon et ce dernier consentirait à vous léguer sa pratique.

Pour plus d’information sur la ville de Disraeli, vous pouvez consulter le www.villededisraeli.com.

Tout en souhaitant que vous preniez cette offre en considération, soyez assurée, Madame, notre entier appui dans vos démarches.

Gilles Dufresne, Disraeli




Lettre ouverte

Des bénévoles en or

Arrivée depuis peu au CHSLD René-Lavoie, je profite du temps des Fêtes pour souhaiter à l’équipe de bénévoles une bonne année. Je leur lève mon chapeau pour tout le travail accompli, l’amour, les sourires, le partage, l’écoute et le temps que chacun apporte aux personnes âgées. Bravo pour les belles décorations à chacun des événements et merci du fond du cœur à toute l’équipe ainsi qu’à Mme Anne Bernard, éducatrice spécialisée.

Denise Cliche, inf. auxiliaire




Lettre ouverte

NDLR : L’auteur fait allusion à l’invitation lancée par la Ville de Disraeli à une consultation publique sur le Pacte rural qui se tiendra le lundi, 18 janvier 2010 au CERD, 888, rue St-Antoine, de 19 h à 21 h 30.

Nous avons reçu dernièrement un communiqué postal de la Ville en nous proposant de participer à l'exercice de définir la raison d'être de notre identité...rien de moins. Si la municipalité veut à ce point revoir ce qu'est une ville, des exemples sont simples à trouver. La grande oreille est conseillée. N'empêche qu'une mentalité, une manière d'être doit évoluer. L'ouverture à l'autre est indispensable. Et la volonté est requise.

Jacques Rancourt, Disraeli




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