Depuis un certain temps, je réalise que l’on prône l’implication des jeunes dans une communauté, et ce au sein même de ma municipalité. Par contre, lors de la dernière rencontre municipale, le message d’un jeune entrepreneur était bien clair : on désire que les jeunes s’impliquent, mais lorsqu’ils se risquent à le faire, on les rejette de peur que leur manque d’expérience les empêche de réussir. Il serait important d’épauler nos jeunes maintenant au lieu d’attendre qu’ils aient réellement réussi pour ensuite leur dire qu’ils ont enfin notre approbation et notre support, n’est-ce pas? C’est ce qui me fait craindre que l’on tente de faire disparaître les adolescents de notre belle ville.
On semble croire que la Maison des Jeunes est peu importante pour une municipalité comme la nôtre. Pourtant, pour des adolescents, cela constitue un endroit de socialisation primordial. En effet, une maison des jeunes permet d’offrir à ceux-ci un encadrement par des gens compréhensifs et formés pour les accompagner dans leur quête d’identité. En fait, l’adolescence est une période toute particulière pour le développement d’un être humain, soit celle où les questionnements émergent de toute part. Il est donc essentiel de leur offrir le plus grand support possible. La Maison des jeunes est donc présente afin qu’ils puissent démontrer leurs aptitudes en tant qu’organisateurs d’activités. Plus l’on implique les jeunes dans une communauté, plus ils développeront un fort sentiment d’appartenance envers celle-ci. N’y aurait-il pas des emplois étudiants à offrir à des jeunes pour défricher près du Parc-Plage ou quelque chose de semblable?
Aujourd’hui, il y a un réel débat municipal sur une éventuelle relocalisation des jeunes au « centre-ville ». Je crois que c’est un faux débat, puisque, au contraire, ils ne demandent pas une relocalisation, mais seulement une place pour se réunir. De plus, ils pourraient animer de nouveau le centre-ville qui témoigne actuellement du développement d’une ville fantôme. Pour conclure, je peux affirmer que si je me faisais dire qu’il n’y a pas de place pour moi dans cette communauté en raison de mon incapacité et de mon jeune âge, je risquerais de songer à témoigner mon désaccord par du vandalisme. Il ne faut alors pas se surprendre si notre ville est victime d’un grand nombre de crimes contre notre communauté.
Tommy Gauthier
24 ans de Disraeli, qui espère ne pas être trop jeune pour écrire.