Bien que ces célèbres paroles fussent prononcées par le Président Mac Mahon, rien dans sa réaction sur les grandes inondations de 1875 avait un rapport avec l’élément concerné, puisqu’identifié comme paramètre d’une catastrophe et non comme essentiel à toutes vies sur notre petite planète bleue…
Aujourd’hui, si nous sommes capables de faire la différence et tirer profit de l’eau dans tous les domaines de la vie, nous ne sommes apparemment pas encore en mesure de la respecter. En effet, alors qu’il faut respecter l’eau, qu’elle soit douce ou salée, et l’environnement en général, seul l’Autre est réputé responsable.
Cela dit, rappelons-nous que si, par malheur, l’Un ou l’Autre laisse s’infiltrer un polluant, même peu agressif, il commet une erreur aux conséquences non mesurables dans le temps car dans toute pollution, ce n’est pas seulement l’importance de l’erreur qui met ou mettra en danger notre vie et celles qui nous entourent, mais l’addition de celles-ci, quels qu’en soient la nature et le volume.
Pour mesurer et s’en rendre compte, il suffirait qu’un jour se mobilisent la multitude de décideurs publiques qui légifèrent, subventionnent ou conseillent depuis une décennie ou plus, se mettent enfin d’accord pour que soit promulgué un ensemble législatif sur la gestion de l’eau douce dans sa globalité. Un ensemble législatif qui rassemblerait toutes les compétences, les lois et tous les programmes afin que soient connues, surveillées et protégées, toutes les ressources en eau douce, aussi bien de surface que souterraines dans un usage actuel ou futur.
Souterraines car, au-delà de la plupart des municipalités, nombreux sont encore les lieux privés alimentés par un puits dont on sait for bien que, malgré les dispositions de novembre 2001, rares sont les analyses physiques, chimiques et biologiques, au risque de faire subir aux utilisateurs les conséquences d’une pollution sournoise…
D’autant plus que les professionnels institutionnels d’aujourd’hui disposent de technologies efficaces permettant de couvrir rapidement l’ensemble des besoins de la province. Alors, avant de parler de vendre notre eau à nos voisins ou plus, assurons-nous que la population locale et ce qui l’entoure est protégée de tous risques existants ou potentiels.
Pour une eau potable, l’avenir, c’est aujourd’hui !