Page éditoriale : (édition du 24 novembre 2011)


Politique d'information
La Direction

Le CANTONNIER accepte les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité rédigés par les lecteurs dans la mesure où le vécu des communautés est concerné. La direction se réserve le droit de les publier en tout ou en partie à la lumière de l’intérêt public, de son espace de publication, et du respect de la charte des droits et libertés.

Tout texte doit contenir le nom de son auteur avec son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom de l’auteur ainsi que celui de la localité de résidence seront affichés.




Réflexion de
Gérard Declerck
Après le printemps arabe,
l’automne !

Nous avons tous été, sinon concernés, du moins informés des causes et des effets officiels sublimant  le « Printemps arabe ».  Imprégnés par l’histoire populaire de nos pays occidentaux, nous voulions tellement y croire. Croire à la démocratisation et aux libertés de ces peuples colonisés depuis le 9e siècle. Tellement persuadés, qu’après avoir soutenu la Tunisie et l’Égypte, nous avons, pour la Libye,  applaudi l’intervention de l’OTAN initiée par les USA et menée ensuite par les Anglais, le Canada, la France et l’Italie….

Oui, nous avons applaudi l’élimination des « dictateurs » sans se poser la question rituelle dans tout conflit ou révolte : « À qui profite le crime »…En effet, dans tous les cas, le peuple est en première ligne et derrière, tout au fond d’un nouveau pouvoir idéalisé, il y a les initiateurs qui, tels les Romains plaisant aux dieux hurlent le rituel. « Armons-nous et partez ! ».

En parlant d’armes, qui fournissait les armes et les munitions, qui et comment finançait? Nous sommes-nous seulement posé les questions, à savoir pourquoi,  après avoir chassé ses dominants et obtenu leur « Liberté », près de 300 000 jeunes Tunisiens ont fui vers l’Europe et surtout comment ces  jeunes sans ressource ont pu payer 1 500 Euros (2 000 $) à  leurs passeurs?

Non, nous étions convaincus que, après avoir pris le pouvoir, la démocratie ferait le reste dans ces pays bordant la Méditerranée. Que ces peuples enfin libres feraient connaissance avec la libre pensée et obtiendraient ou conserveraient l’égalité des sexes, comme c’était le cas en Tunisie depuis Bourguiba…

Seulement voilà ! Seraient-ce des démocraties résultant d’une unité spirituelle séculaire ou de celles dans lesquelles le peuple crée sa société? Ou bien encore des démocraties populaires mettant en place un pouvoir intégriste encadré par une pensée dogmatique, comme ce fut le cas en 1933 lorsque le peuple allemand inspiré par la révolution bolchevique de 1917 ayant pris naissance chez eux via Marx et Lénine, fut berné par la création d’un socialisme national salvateur, dont on connait la suite.

Alors, peut-être découvrirons-nous dans les prochains mois ou années les vraies raisons ainsi que le poids des conséquences de ces saisons mouvementées, pour ces peuples et pour l’Europe ….?

Netchaïev a écrit : « N’est pas révolutionnaire qui a pitié de quelque chose dans ce monde. »




Commentaire par
Jean-Denis Grimard

Il faut trouver notre identité

« Il faut trouver notre identité, ce qui fait notre différence distinctive; c’est ce qui cultivera l’effet attractif envers notre coin de pays ». Cette affirmation résume le véritable enjeu fondamental que doit relever l’opération de revitalisation de la Ville de Disraeli animée par l’organisme Fondation Rues principales.

À la lecture de l’article contenue à la page cinq de la présente édition lequel fait état des réponses de quelques centaines de citoyens à plusieurs questions concernant les caractéristiques du milieu, l’évidence de la prise de conscience de notre unicité et de son exploitation subséquente s’avère la voie du développement. Plusieurs autres municipalités en province effectuent cette même recherche visant la relance et la pérennité de leurs milieux. Elles aboutissent généralement à la même conclusion et il suffit d’examiner la réussite de certaines d’entre elles pour s’en convaincre le cas échéant.

Si on fait comme partout ailleurs, rien ne sera distinctif et progressiste à long terme. La venue d’un Costco ne règlerait absolument rien d’une part, et l’installation d’une industrie ou d’une entreprise de moyenne envergure dans une zone rurale comme la nôtre frôle l’utopie d’autre part.

Faire comme ailleurs, copier un truc, importer un succès, c’est un aveu d’impuissance puisque la masse critique des grands ensembles condamne les petites communautés rurales sans spécificité à la stagnation, voire l’extinction, à moyen et long terme. Bien sûr qu’il faille promouvoir l’implantation de petites entreprises de transformation ou de services, mais, on le voit bien, il faut créer le décor, se soucier de l’ambiance. En ce sens, l’actuel aménagement d’un parc-plage au centre-ville fait beaucoup jaser, non seulement chez ses détracteurs, mais aussi chez les visionnaires du développement durable.




Opinion
Maude Laroche-Goulet
L'éducation accessible à tous,
un droit?

Le 10 novembre dernier se tenait la manifestation nationale contre les frais de scolarité. De là émerge une question : L’éducation est-elle vraiment accessible à tous, comme la charte québécoise des droits et libertés de la personne l’indique?

En effet, le nouveau budget fédéral sorti en mars 2011 indiquait que les frais d’études au niveau universitaire augmenteraient de 325 $ par année, et ce durant 5 ans, pour un total de 1 625 dollars par an. Les frais déjà présents pour un(e)  étudiant(e) universitaire s’élèvent  à 2 717,16 $ par an (droits de scolarités, frais institutionnels, de gestion, de modernisation, etc.). Si l’on ajoute la hausse des frais que désire notre gouvernement, ce montant monterait à 4 342,16 $ par an. Donc, depuis 2007, la facture universitaire en 10 ans aura augmenté de 143%.  Suis-je la seule à avoir de la difficulté à voir l’accessibilité à l’éducation pour tous dans ces chiffres?

Cette hausse soulève plusieurs enjeux.  Tout d’abord la pauvreté étudiante qui se voit de plus en plus dans les établissements d’études supérieures.  Bien que les prêts et bourses soient présents pour les étudiants, seulement 25% des étudiants y ont accès. En effet, l’aide financière aux études considère que les couples gagnant entre 30 000 $ et 60 000 $ par an doivent débourser 6 000 $ pour les études de leurs enfants. Malheureusement, près de la moitié ne le font pas. On peut en déduire que ces étudiants devront s’endetter plus, ou bien travailler plus. Bref, de par ces faits, plusieurs étudiants se résigneront de poursuivre leurs études supérieures.

Je crois que parce que  notre communauté est jeune et surtout  loin des grands centres urbains, elle est particulièrement touchée par cette hausse.  En effet, les étudiants doivent, pour la plupart, déménager vers les grands centres et, par le fait même, habiter en appartement et vivre de façon autonome. Les coûts pour l’appartement, l’électricité, l’épicerie, etc, sont tout de même très élevés, surtout en ville.  C’est pour cela qu’il faut ensemble s’intéresser à cette cause et l’appuyer.

En conclusion, c’est pour toutes ces raisons que nous devons tous nous mobiliser contre la hausse des frais de scolarité.  L’éducation accessible à tous est un droit qui se doit d’être respecté.  Les moyens de pression ne font que commencer.  Si le gouvernement Charest ne recule pas, les étudiants seront en colère et se mobiliseront encore pour d’autres moyens de pression. C’est avec la force du nombre que nous changerons les choses.




Gagnante du mois

Mme Jeannine Grenier


Dans le cadre du tirage mensuel d’un prix parmi les membres du journal Le Cantonnier, Mme Jeannine Grenier de Disraeli gagne un certificat-cadeau d’une valeur de 20 $ au Restaurant Casa-Déli, situé au 81 rue Principale de Lambton. Cette pizzeria vous offre un menu varié et typiquement italien. Pour compléter, Mme Grenier a reçu une entrée gratuite au Cinéma du Lac dont les projections se font à la salle Desjardins de la Polyvalente de Disraeli. Bravo à notre gagnante!




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