Pendant que les intervenants du monde rural du Québec célèbrent les dix ans de la Politique nationale de la ruralité (PNR), la MRC des Appalaches constate que cette grande politique a été et est toujours un levier majeur pour les communautés rurales de notre région.
Programme issu de cette Politique, le Pacte rural a permis aux municipalités rurales de mettre sur pied des projets assurant leur vitalité et leur développement. Dans la première PNR, de 2002 à 2007, les 1 020 985 $ versés à la MRC des Appalaches par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) ont permis de contribuer financièrement à 52 projets locaux. Au global, l’impact financier du Pacte rural a été très significatif puisque l’aide financière octroyée dans le cadre de ce fonds avait généré des investissements totaux de 3 261 060 $.
À mi-parcours de la deuxième Politique, celle de 2007-2014, 908 687 $ ont été octroyés dans le cadre du Fonds du Pacte rural de la MRC des Appalaches pour la réalisation de 57 projets locaux qui totalisent des investissements de 2 383 089 $.
Impacts
Dans la MRC des Appalaches, les projets de Pacte rural suscitent une forte mobilisation du milieu. Ces projets doivent d’ailleurs concorder avec les objectifs du plan d’action dont chaque communauté s’est dotée à l’issue d’une réflexion collective sur le développement de la municipalité. Les comités locaux de développement sont accompagnés par l’une des deux agentes de développement rural pour réaliser les démarches nécessaires.
Chaque communauté choisit les projets qui répondent à ses besoins. Une proportion importante de ces projets a pris la forme d’aménagement de parcs et d’infrastructures de loisirs, de projets culturels et patrimoniaux, de même que d’ajout de salles communautaires. Se sont aussi ajouté d’autres projets de mise en place de services de proximité, de bibliothèques et d’embauche de personnes-ressources.
Dans l’ensemble, tous ces projets ont contribué à mobiliser les citoyens, à améliorer la qualité de vie, à dynamiser le milieu, à l’embellir, à mettre des potentiels en valeur et à ajouter des infrastructures et des services.
Une grande politique
L’adoption de cette Politique le 6 décembre 2001 a représenté un grand jour pour Solidarité rurale du Québec qui militait depuis sa fondation pour les droits des ruraux à la différence et leur droit à la prospérité à même cette différence.
« Cette Politique, que l’OCDE a reconnue en 2010 comme l’une des politiques parmi les plus avancées mises de l’avant par ses pays membres, a été et est toujours un levier majeur pour les ruraux dans leurs actions de prise en charge de leur développement. Rarement a-t-on vu une politique gouvernementale faire autant l’unanimité parce qu’elle est à l’image de ce que les ruraux avaient imaginé comme leur Politique de développement. C’est d’ailleurs ce qui a amené son renouvellement et sa bonification en 2007, » commente madame Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec ». « Ces retombées vont bien au-delà des investissements qu’elle a pu générer et des ressources qu’elle a pu mobiliser. La troisième mouture devra être à la hauteur des ambitions des ruraux pour propulser le Québec rural dans sa prochaine phase de développement à travers les enjeux qui sont les siens, mais qui sont également ceux de l’ensemble de la société, » conclut madame Bolduc.
Politique nationale de la ruralité
La Politique nationale de la ruralité a été annoncée en 2001 et elle fut renouvelée en 2007. Elle a pour objectif de stimuler la vitalité des milieux ruraux en favorisant la prise en charge locale du développement, en misant sur une vision territoriale, la mobilisation des citoyens et sur une responsabilisation des milieux concernant l’utilisation des ressources. À cette fin, elle met à la disposition des communautés un réseau de 136 agents de développement rural chargés de mobiliser les milieux et de les accompagner, ainsi que les pactes ruraux, des enveloppes financières destinées à supporter des projets de développement.