Affaires Municipales : (édition du 15 décembre 2011)


Disraeli et ses artistes

Jean-Denis Grimard

La Ville de Disraeli a récemment fait l’acquisition d’une œuvre réalisée par l’artiste designer local Jacques Rancourt. Cet achat s’inscrit dans l’orientation de la corporation visant à supporter et à encourager les artistes locaux qui exposent dans le nouvel édifice culturel de la municipalité situé au centre-ville. L’œuvre du créateur Rancourt s’avère une chaise composée de trois matériaux (amiante-ciment, bois, aluminium) dans un assemblage original, résultat de la démarche de son auteur dans sa recherche au niveau du matériau et de la couleur. Cette pièce se trouve maintenant dans le vestibule de l’hôtel de ville.

Un premier achat d’une production artistique avait été effectué par la ville dans le cadre des récentes Journées de la culture alors qu’elle avait choisi une toile à l’huile réalisée par la peintre Jacynthe Bourgault. Figurant la thématique de la culture, le tableau s’avérait l’objet phare de l’événement. De toute évidence, cet intérêt manifesté par les élus ne peut que réjouir les membres de la communauté artistique et culturel. « On est fiers de se porter acquéreur d’œuvres d’art créées par nos artistes », de dire le maire de la ville, M. André Rodrigue.
Photo: Jean-Denis Grimard   

L’artiste designer Jacques Rancourt et le maire de la ville, M. André Rodrigue, flanquant l’œuvre du créateur.




Vérifiez vos avertisseurs de fumée

Le Service des Incendies de la Ville de Disraeli, en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique, vous invite à vérifier votre avertisseur de fumée et de monoxyde de carbone. Rappelez-vous qu’un avertisseur de fumée et de monoxyde de carbone qui fonctionne en tout temps peut sauver des vies.

Pour vérifier votre avertisseur de fumée ou de monoxyde de carbone, il vous suffit d’appuyer quelques secondes sur le bouton d’essai pour que le signal se fasse entendre. Un avertisseur en bon état émet un signal immédiatement après le déclenchement du bouton d’essai. Testez aussi sa capacité à détecter la fumée en éteignant, par exemple, une chandelle près de l’avertisseur. Si votre appareil est relié à une centrale, vérifiez auprès de la compagnie si elle a bien reçu le signal.

À retenir
Si votre avertisseur émet des signaux sonores intermittents, c’est que la pile est trop faible et qu’elle doit être changée. N’installez jamais de pile rechargeable. Installez un avertisseur de fumée par étage, y compris au sous-sol et, idéalement, dans chaque chambre à coucher.  Installez des avertisseurs de fumée dans les corridors, près des chambres à coucher, en vous assurant qu’aucun obstacle ne bloque la circulation de la fumée. Fixez-les au plafond ou sur les murs, à une distance de 10 à 30 cm (4 à 12 po) du mur ou du plafond. Remplacez votre avertisseur de fumée tous les 10 ans. Fiez-vous à la date indiquée sur le boîtier. En l’absence d’indication, ne prenez aucun risque, remplacez-le. S’il est endommagé, poussiéreux ou qu’il n’émet pas de signal après le remplacement de la pile, changez-le. Ne dépassez jamais la durée suggérée. Si vous êtes locataire, votre propriétaire doit vous fournir un avertisseur de fumée; toutefois, vous êtes responsable de l’entretenir et de changer la pile, au besoin.

Pour plus de renseignements sur l’avertisseur de fumée et votre sécurité, communiquez avec votre service municipal de sécurité incendie et visitez le www.securitepublique.gouv.qc.ca.

Source : Ville de Disraeli (Claude Jolicoeur)




Bilan plus que positif
pour la MRC des Appalaches
Marie-Eve Mercier
Carole Mercier

Pendant que les intervenants du monde rural du Québec célèbrent les dix ans de la Politique nationale de la ruralité (PNR), la MRC des Appalaches constate que cette grande politique a été et est toujours un levier majeur pour les communautés rurales de notre région. 

Programme issu de cette Politique, le Pacte rural a permis aux municipalités rurales de mettre sur pied des projets assurant leur vitalité et leur développement. Dans la première PNR, de 2002 à 2007, les 1 020 985 $ versés à la MRC des Appalaches par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) ont permis de contribuer financièrement à 52 projets locaux. Au global, l’impact financier du Pacte rural a été très significatif puisque l’aide financière octroyée dans le cadre de ce fonds avait généré des investissements totaux de 3 261 060 $.

À mi-parcours de la deuxième Politique, celle de 2007-2014, 908 687 $ ont été octroyés dans le cadre du Fonds du Pacte rural de la MRC des Appalaches pour la réalisation de 57 projets locaux qui totalisent des investissements de 2 383 089 $.

Impacts
Dans la MRC des Appalaches, les projets de Pacte rural suscitent une forte mobilisation du milieu. Ces projets doivent d’ailleurs concorder avec les objectifs du plan d’action dont chaque communauté s’est dotée à l’issue d’une réflexion collective sur le développement de la municipalité. Les comités locaux de développement sont accompagnés par l’une des deux agentes de développement rural pour réaliser les démarches nécessaires.

Chaque communauté choisit les projets qui répondent à ses besoins. Une proportion importante de ces projets a pris la forme d’aménagement de parcs et d’infrastructures de loisirs, de projets culturels et patrimoniaux, de même que d’ajout de salles communautaires. Se sont aussi ajouté d’autres projets de mise en place de services de proximité, de bibliothèques et d’embauche de personnes-ressources.

Dans l’ensemble, tous ces projets ont contribué à mobiliser les citoyens, à améliorer la qualité de vie, à dynamiser le milieu, à l’embellir, à mettre des potentiels en valeur et à ajouter des infrastructures et des services.

Une grande politique
L’adoption de cette Politique le 6 décembre 2001 a représenté un grand jour pour Solidarité rurale du Québec qui militait depuis sa fondation pour les droits des ruraux à la différence et leur droit à la prospérité à même cette différence.

« Cette Politique, que l’OCDE a reconnue en 2010 comme l’une des politiques parmi les plus avancées mises de l’avant par ses pays membres, a été et est toujours un levier majeur pour les ruraux dans leurs actions de prise en charge de leur développement. Rarement a-t-on vu une politique gouvernementale faire autant l’unanimité parce qu’elle est à l’image de ce que les ruraux avaient imaginé comme leur Politique de développement. C’est d’ailleurs ce qui a amené son renouvellement et sa bonification en 2007, » commente madame Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec ». « Ces retombées vont bien au-delà des investissements qu’elle a pu générer et des ressources qu’elle a pu mobiliser. La troisième mouture devra être à la hauteur des ambitions des ruraux pour propulser le Québec rural dans sa prochaine phase de développement à travers les enjeux qui sont les siens, mais qui sont également ceux de l’ensemble de la société, » conclut madame Bolduc.

Politique nationale de la ruralité
La Politique nationale de la ruralité a été annoncée en 2001 et elle fut renouvelée en 2007. Elle a pour objectif de stimuler la vitalité des milieux ruraux en favorisant la prise en charge locale du développement, en misant sur une vision territoriale, la mobilisation des citoyens et sur une responsabilisation des milieux concernant l’utilisation des ressources. À cette fin, elle met à la disposition des communautés un réseau de 136 agents de développement rural chargés de mobiliser les milieux et de les accompagner, ainsi que les pactes ruraux, des enveloppes financières destinées à supporter des projets de développement.

Photo: Michel Élie Tremblay  

À chaque édition annuelle de la Journée de la ruralité de la MRC des Appalaches, les communautés rurales constatent les impacts positifs de la Politique nationale de la ruralité dans chacun de leur milieu