Par Micheline Pelletier

Les membres de l’Aide aux Travailleurs Accidentés (ATA) ont répondu nombreux à l’invitation des administrateurs pour la tenue de la 28ième assemblée générale de l’organisme.

Plus de 50 personnes étaient présentes pour témoigner de leur attachement à leur association, à l’heure où le financement des organismes en défense des droits n’est pas assuré au-delà de mars 2016. Encore cette année, l’ATA a enregistré une hausse importante des demandes d’aide, dont près de 70 % concernaient des hommes dont la moitié n’avait pas complété leurs études secondaires.

En effet, l’ATA a répondu aux demandes de services de 620 accidentés dont plus de 80% des dossiers concernaient des accidents du travail. L’ATA a également supporté des accidentés de la route, des travailleurs éprouvant des difficultés à faire reconnaître leur droit à une assurance-salaire ou à des prestations de la Régie des rentes du Québec.

Couvrant un immense territoire, incluant le Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches, l’ATA est principalement subventionné par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale ainsi que par Centraide. L’organisme est également supporté par ses 570 membres, par des organismes religieux et des syndicats.

L’ATA demeure une association unique dans tout l’est du Québec. Rappelons que 60 % des travailleurs et travailleuses du Québec ne sont pas syndiqués ce qui justifie amplement l’existence d’une association travaillant à la défense des droits des salariés. L’ATA travaille en collaboration étroite avec divers intervenants impliqués dans les dossiers dont des avocats spécialisés en droit du travail; il est possible d’obtenir, sur rendez-vous, des avis juridiques sur place.

La situation des accidentés demeure difficile, selon les statistiques de l’ATA, près de 75% des travailleurs et travailleuses sont sans emploi au moment où ils adressent une demande d’aide. Les dossiers impliquent donc non seulement des démarches auprès de la CSST ou de la Commission des lésions professionnelles (CLP) mais aussi auprès de la Régie des rentes du Québec, de l’assurance-emploi, de l’aide juridique ou de la sécurité du revenu. 20% des accidentés demeurent sans revenu pour une période plus ou moins longue parce que non éligibles à quelques indemnités que ce soit.

L’ATA recommande de prendre contact dès qu’un accident survient afin d’éviter les complications dans le traitement des dossiers et de protéger le mieux possible les droits des travailleurs et travailleuses accidentés. Pour parler à une intervenante, n’hésitez pas à composer le 418-598-9844 ou le no sans frais au 1-855-598-9844.