Des boissons énergisantes et stimulantes pour nos activités physiques, pour les sportifs, on comprend. Quand il faut une surdose d’énergie, une boisson sucrée, relevée de caféine, de guarana ou de taurine fera l’affaire. L’habitude est prise et l’offre est abondante, diversifiée, attrayante. Il paraît que l’offre et la demande font rouler l’économie, que cela est bon.

Puis la boisson énergisante, doucement, s’est faite excitante, alcoolisée… « party » ! Le marketing s’est mis en marche pour créer et soutenir la demande et les grosses canettes ont envahi les étagères jusqu’au dépanneur du coin. À portée de main un cocktail délicieux, stimulant et euphorisant… tout pour plaire à tous.

Toujours en vente sur les tablettes de nos commerçants à la mi-mars. Photo par Yves Lirette

Quel gâchis, quel dérapage social, quelle irresponsabilité entrepreneuriale ! Maintenant, dans ces canettes, ce que l’on retrouve c’est beaucoup trop d’alcool, masqué par beaucoup de sucre et dont les effets sédatifs sont contrés par beaucoup de stimulants. Tapi dans ces canettes, le coma éthylique. Ben voyons pépère, ben voyons mon petit « mononcle », c’est pas si grave. On peut bien s’amuser un peu et puis on sait s’arrêter. Il faut des morts pour prendre conscience… Une tristesse infinie.

Je ne sais pas si la liberté s’est envolée, a dérapé sur le cannabis, mais aurait-on perdu le sens des choses, notre esprit est-il parti dans des brumes miroitantes. Pourtant, la liberté ne s’utilise qu’avec la responsabilité et le respect de soi et d’autrui. Où sont nos représentants, nos politiques et Santé Canada ? Et où sommes-nous ?

Le gouvernement du Québec dit vouloir légiférer et diriger la vente de ces boissons vers la SAQ. Ne devrait-on pas interdire la production de ces cocktails explosifs ?