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L’Humeur des paysages

Je suis assise. Je regarde la photo de Charlie, trois oiseaux sur une mangeoire. Trois soleils qui percent la glaçure de l’hiver. Je dois écrire ma chronique pour le prochain numéro, donc, je suis assise et je regarde la photo de Charlie. Rien d’autre, pas de gestes brusques, pas de mouvements, pas d’allées et venues, pas d’affaires à faire, autres qu’être assise à regarder les oiseaux de Charlie. Pourtant ma…
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L’humeur des paysages

En vieillissant, j’apprécie davantage la vie facile qu’engendre l’été. Cependant, quand l’hiver est si blanc et si lent, ses humeurs me comblent et me ravissent. Un ami m’écrit de Punta Cana : « Je me baigne tous les jours dans la mer… il fait chaud… le temps est couvert… » Mon premier réflexe en ouvrant le fichier de la photo de Charlie fut de m’exclamer devant la beauté de la lumière. Y’a qu’en…
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L’Humeur des paysages

Les tourterelles. Photo par Charlie McKenzie Comme vous l’avez vu ou le lirez dans ces pages, Le Cantonnier a offert le souper de Noël annuel aux bénévoles du journal récemment. En guise de remerciement certes, mais de mon point de vue, c’est aussi une manière de réunir la famille. Il existe, on le sait, plusieurs types de familles. À commencer par les cellules traditionnelles composées de la parentèle. Puis celle…
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L’Humeur des paysages

La photo de Charlie cette fois encore évoque chez moi différentes idées. La limpidité de la lumière me fait penser à la transparence des pensées et des gestes, un thème, vous le savez, qui m’est cher. La sérénité du paysage me rappelle que paix et lenteur valent mieux que force et rage. Et le lieu en lui-même, que j’aime d’amour, me ramène à une entrevue entendue récemment de Jacques Brel.…
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L’Humeur des paysages

L’image de Charlie évoque l’abondance. Ce temps des récoltes. De grâces. La fin d’un été trop beau pour être vrai. Où tous et toutes nous avions 20 ans, tant le soleil et la chaleur semblaient gorgés d’éternité. Hier, en nous rendant à l’hôpital avec mon chéri pour réparer un doigt cassé, je lui racontais combien dans mon enfance les souhaits de bonne santé que les parents et amis s’offraient aux…
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L’Humeur des paysages

Il a plu cette nuit. Quand il pleut, l’eau du lac est encore plus soyeuse. La surface, en apparence, forme un mur opaque. Et dessous, comme le suggère le titre de la photo de Charlie, s’ouvre « une fenêtre d’opportunité ». La profondeur, la noirceur ne sont pas toujours sombres, proposent parfois de la lumière, de la vie, de l’insoupçonné : un vent iodé venu du large qu’on a goûté cet été en…
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L’Humeur des paysages

«Vivre et laisser vivre», concluait l’entomologiste interviewé à la radio au sujet d’une espèce d’araignée nouvellement répertoriée dans une région du Québec. Comme beaucoup de choses, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Plusieurs ont peur des araignées, une phobie courante dans l’imagerie populaire. Alors que ce sont de petites bêtes le plus souvent inoffensives et surtout très utiles pour attraper dans leurs mailles d’autres insectes plus nuisibles. Vivre…
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L’Humeur des paysages

« Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé… », chantait notre aède national. Il y a pour moi beaucoup d’évocations dans l’image que propose Charlie ce mois-ci. Celle qui saute aux yeux étant celle du labeur. Quand, par exemple, on enfile ses bottes de travail pour aller au chantier, au champ, au bureau (elles seront plus fines et sans cap d’acier, mais ce seront les mêmes). Das Boot. Photo par Charlie McKenzie Et…
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L’Humeur des paysages

Ce matin de fin avril, une brume épaisse; des plaques de neige parsemées dans la prairie, dans la forêt; le petit lac, derrière le ruisseau en délire, pas encore calé… Qu’importe! Le printemps est arrivé, on le sait. Et jour après jour, la nature va débourrer à toute vitesse. Les chats, tout de blanc et de doré vêtus, ressemblent à des pantomimes et se déplacent précautionneusement entre les flaques de…
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L’Humeur des paysages

Je comprends pourquoi soufflent souvent de grands vents dans les films d’horreur quand je vois et entends celui de ce matin qui enfle et gronde. Ce qui me fait penser à la joie, qu’on craint parfois de nommer, encore plus de crier sur les toits de peur qu’elle ne s’effrite. Le malheur, lui, toujours tonitruant, ne se gêne pourtant pas. Mais je comprends aussi qu’à la lumière et à la…
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L’Humeur des paysages

Un ami très cher d’autrefois me confiait que lorsqu’il ne savait pas quoi faire, il passait le balai. Comme sa maison n’aurait sans doute pas été retenue pour une annonce de spic and span, je me disais qu’il ne devait pas s’ennuyer souvent. Des mots, des images comme ça nous reviennent à l’esprit comme un vieil album photos qu’on redécouvre en classant des affaires, en faisant du ménage. Toujours nous…
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L’Humeur des paysages

C’est le regard porté sur les êtres et les choses qui en déterminent la poésie. Cette gélinotte unique n’a d’abord été vue que par un seul homme, qui l’a transformée en poésie, et nous l’offre. Regarder mon chéri par la fenêtre passer le souffleur sur son tracteur : ça s’imprime sur ma rétine et devient le filtre des moments éloignés où il disparait de ma vue. La belle Lou à l’accordéon…
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