Vous avez probablement déjà entendu : « La COVID-19, c’est pas pire qu’une grippe ». C’est-tu vrai ?

Cette idée provient, sur les médias sociaux, de la comparaison du nombre de décès de la COVID-19 avec celui de la saison de grippe 2017-2018 aux États-Unis et elle a été faite au début d’avril 2020. À peine un mois plus tard, les 60 000 décès de cette saison de grippe étaient déjà dépassés par la COVID. À la fin octobre, il y avait déjà plus de 225 000 morts aux États-Unis. Alors, cela n’a été vrai que pendant les premiers mois de la pandémie. Et il y a encore beaucoup de transmission.

Si l’on compare plutôt avec les décès des années de grippes les plus mortelles, la comparaison ne tient pas la route non plus. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 290 000 et 650 000 personnes décèdent annuellement de la grippe sur la planète, un chiffre qui a été dépassé par la COVID-19 dès le mois de juillet. Il y avait déjà plus de 1 150 000 décès dans le monde à la fin d’octobre 2020. Et il y a encore de nombreux décès chaque jour.

En plus, l’argument « moins pire que la grippe » est trompeur si on se base uniquement sur le nombre de décès. Car plus les connaissances sur la COVID-19 progressent, plus la liste des séquelles à court et moyen terme s’allonge quand on en guérit.

Alors, la COVID-19, c’est pire qu’une grippe.

La croissance du coronavirus se poursuit et l’on sait que cette croissance peut être ralentie avec des mesures simples : laver ses mains, garder ses distances, porter un masque, limiter ses contacts. Alors, faisons ce qu’il faut et encourageons-nous à le faire.

 

Source : Catherine Couturier, Agence Science-Presse