PrintOn a beaucoup parlé, cet été, d’accidents ferroviaires qui ont semé la désolation chez-nous et dans d’autres pays européens. Ces catastrophes, même si elles connaissent une ampleur démesurée de nos jours, ne sont pas nouvelles. Elles existent depuis l’apparition des premiers chemins de fer et arrivent partout où passe une voie ferrée; à preuve, le lundi, 20 mai 1918, un train du Q.C.R. allant de Sherbrooke vers Québec a déraillé entre Disraeli et Coleraine, dans le secteur où se trouve aujourd’hui le Motel-Blanc (Chez-Méo).

Selon des informations recueillies dans le journal « Le Canadien » de Thetford-Mines, paru le jeudi 23 mai, un convoi composé de 9 wagons transportant passagers et marchandises a sauté hors de la voie ferrée, vers la fin de l’après-midi. L’accident, causé par une roue défectueuse, n’a fait ni morts ni blessés graves, mais a causé des dommages matériels assez considérables et entraîné un retard pour les voyageurs et le service postal. Les passagers ont dû être transportés vers une autre gare afin qu’ils puissent reprendre leur route et arriver à destination.

Selon le gérant général de la Cie Q.C.R. M. J.H. Walsh, « le déraillement ne fut pas très sérieux et il aura suffi d’une journée pour remettre la voie ferrée à l’ordre. »

Une autre tragédie mémorable, causée par le passage d’un train, a réduit en cendre la quasi totalité du village de Garthby ( Beaulac) le 1er juillet 1899. C’était une journée de grand vent. Des étincelles, sorties de la cheminée d’une locomotive passant à proximité du moulin à scie de la Cie Leonard-Morin, ont été projetées dans un amas de bran de scie. En l’espace de quelques minutes, un brasier s’est formé et, soulevé par le vent chaud et sec, mit le feu aux bâtisses situées à proximité. Il aura suffit de quelques heures pour qu’une centaine de bâtisses dont 43 maisons soient détruites par les flammes. Les magasins, les hôtels et la gare disparurent. On a dû se rendre à la station de Weedon enfin de télégraphier aux pompiers de Sherbrooke pour de l’aide. Ces derniers arrivèrent par train à la fin de l’après-midi. Furent épargnés : l’église nouvellement bâtie, l’ancienne chapelle, le presbytère, l’école et 12 autres maisons. L’absence d’un service de lutte contre les incendies a certainement été une cause de l’ampleur de la catastrophe, mais il faut aussi prendre en considération la trop grande proximité entre la voie ferrée et la scierie.

Reférences :
– Journal « Le Canadien » de Thetford –Mines’ Jeudi, 23 mai 1918. Archives du Cégep de Thetford Mines.

– Faits importants de l’histoire de la fabrique St-Charles -Borromée de Garthby, recueillis par Mme Lisette Côté.

– Journal La Presse, 3 juillet 1899.

N.B.: La Société historique de Disraeli est actuellement à la recherche de photos montrant l’intérieur ou l’extérieur du « Club de Ski de Disraeli », situé sur le chemin de Saint-Jacques, à la sortie du village. Nous allons mettre ces photos dans notre banque informatisée et vous retourner les originaux par la suite. Merci.

Contactez la S. H.D.: Tel : 418 449-2688 ( P.M.) 449-5155 (A.M.) ou 449-1815

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Un convoi du Québec Central Railway déraille, le 20 mai 1918, entre Disraeli et Coleraine.