chronique immobiliereIl y a un adage en immobilier qui dit que la première est souvent la meilleure.  C’est un adage que j’ai pu maintes fois confirmer en 18 ans de carrière.  Il faut juste retenir un principe, l’acheteur est assez intéressé pour faire une offre, cette offre est un contrat et si vous l’acceptez (ou la négociez), il y a de très fortes chances que vous ayez vendu.  Toutefois, la première offre ne sera pas nécessairement au prix voulu…

Lorsque l’offre survient rapidement après la mise en marché, elle provient d’un acheteur sérieux qui recherche activement et précisément le type de propriété que vous offrez.  C’est la meilleure situation, l’acheteur est motivé et le prix sera sans doute proche de ce que vous voulez.

Lorsque les visites se multiplient et qu’aucune offre n’arrive, lorsqu’il y a beaucoup de visiteurs sur votre fiche internet mais pas de visites ou, si l’activité est faible en ligne et qu’il n’y a peu ou pas de visite, cela indique habituellement que les acheteurs ne paieraient pas le prix demandé pour la propriété ou que le marché est au ralenti.  C’est un indicateur du besoin de ré-évaluer la propriété et la stratégie de mise en marché.   Si une offre survient malgré tout, elle aura tendance à être plus basse, parfois beaucoup plus basse que ce à quoi vous vous attendiez.  Comment réagir alors?

Premièrement, ne vous offusquez pas.  Tout comme vous, l’acheteur a un raisonnement qui lui semble logique.  L’offre ne vise pas à vous atteindre personnellement, ce ne sont que des mathématiques, souvent, une question de budget d’acquisition et de budget d’amélioration.

Deuxièmement, prenez le temps d’analyser l’offre et ses conditions. Dressez une liste de points positifs et négatifs pour vous aider.  Souvent, une date de possession rapide, une offre sans conditions additionnelles ou des acheteurs flexibles peuvent définitivement êtres des avantages pour le vendeur.

Troisièmement, prenez du recul émotif face à votre propriété et analysez le marché – les ventes récentes ou de la dernière année (ou 2).  Comment ont performé les propriétés similaires, combien se sont-elles vendues? En faisant abstraction du capital émotif, combien paieriez-vous pour votre propriété en comparaison avec les propriétés vendues?   Les propriétés à vendre compétitrices offrent quoi de plus et de moins en rapport avec votre immeuble?  Si l’offre est raisonnable en lien avec le marché des vendus et des propriétés à vendre, elle devrait être considérée sérieusement.  Peu importe votre point de départ, la réalité du marché doit primer.  L’année 2016 a été caractérisée par un nombre inhabituel de contre-offres refusées et de ventes perdues. Les acheteurs ont le beau jeu depuis 2 ans et cela se reflète dans les transactions et négociations.

Votre courtier immobilier pourra vous aider à étudier la promesse d’achat et vous guider dans le processus; votre décision en sera plus éclairée.  Faire affaire avec un professionnel de l’immobilier, c’est gagnant!