Un phénomène inhabituel pour la région: il y a peu de propriétés à vendre alors qu’habituellement, il y a beaucoup de vendeurs et peu d’acheteurs; c’est un peu l’inverse qui se produit en ce moment.

Les acheteurs ont peu de choix dans toutes les fourchettes de prix – à Disraeli, par exemple, 12 maisons unifamiliales ou chalets sont à vendre; dont seulement 4 sous les 100 000$. À Stratford, c’est 17 propriétés majoritairement riveraines, et quelques maisons, dont seulement 2 sous les 100 000$. Même son de cloche à Beaulac, avec une seule propriété sous la barre du 100 000$. On parle ici de propriétés à vendre par courtier, mais il y en a peu à vendre par le propriétaire aussi – celles-ci sont plus difficiles à trouver, dépendamment de la mise en marché qui en est faite.

Des statistiques encourageantes pour certains mais il faut faire attention. Pour certains proprios, inscrits au bon prix, avec maison en bonne condition, le marché est définitivement en leur faveur.  Ils peuvent en espérer un meilleur prix qu’il y a un an à peine.   Mais, un faible inventaire et des prix élevés n’est pas gage d’une vente assurée– le manque de choix pousse les acheteurs à regarder dans d’autres municipalité, s’éloignant s’il le faut.  Le marché est en déséquilibre.

Un marché en équilibre suppose qu’il y a environ une dizaine de propriétés à vendre pour chaque acheteur – un écart plus petit devient un marché de vendeurs et plus grand, un marché d’acheteurs.  Mais quand un déséquilibre aussi grand s’installe, il y a frénésie pour les propriétés très en demande (bord de l’eau ou unifamiliales abordables et bien entretenues) mais un calme plat pour les autres.  Les acheteurs se placent en mode ‘attente’.  Ils attendent des nouvelles propriétés, quitte à reporter leur achat d’un an, ne voulant pas acheter au-dessus de leur budget, ou quelque chose qui ne convient pas tout à fait.

Malgré tout, on assiste à une hausse des valeurs des propriétés plus grande que ce qu’on a connu par le passé et c’est tant mieux mais ce phénomène pourra-t-il durer au-delà du déséquilibre?