En 1692, les Abénakis possédaient le droit de chasse et de pêche sur tout le bassin de la rivière Saint-François. C’est ce que nous révèle le monument commémoratif que l’on retrouve dans le parc municipal à Saint-Joseph-de-Coleraine.

À cette époque, la plus forte concentration d’Abénakis se situait à Narrantsouac, ville située dans les environs de l’actuelle ville de Madison, dans l’État du Maine. Mais l’invasion britannique de 1724 les avait chassés et plusieurs émigrèrent vers Odanak, située encore aujourd’hui sur la rive est de la rivière Saint-François à 32 km de Sorel et vers Wôlinak, située près de la ville de Bécancour sur la rivière du même nom. Pendant plus d’un siècle, les Abénakis d’un peu partout sur le territoire ont combattu les Britanniques aux côtés des Français.

Monument commémoratif de la fête de l’amitié. Photo Par Jacques Beaudet

Le monument commémoratif de Coleraine nous informe que de 1853 à 1882 « Les Abénakis de Wôlinak occupent la ligne de partage des eaux dans le Canton de Coleraine et leur réserve encercle le petit lac Saint-François ». En effet, une réserve de 2722 acres (11 km²) leur avait été concédée.

Il y est ensuite inscrit qu’en 1882 « Les Abénakis de Wôlinak vendent à la reine leurs terres du Canton de Coleraine ».

C’est en 1989 qu’on a inauguré le monument en l’honneur de la FÊTE DE L’AMITIÉ.

Quelle était donc cette fête ?

Nous y reviendrons le mois prochain.

Jacques Beaudet
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