À l’Espace-Familles Disraeli et à la Maison des jeunes de Disraeli, l’achalandage est maintenu, mais les gens sont moins assidus aux activités… « ON EST TANNÉS D’ÊTRE ENFERMÉÉÉÉÉS ! » disent-ils. C’est vraiment compréhensible. On a tous été confinés tellement longtemps à l’intérieur que, la seule chose qui nous intéresse, c’est de sortir, surtout lorsque Dame Nature le permet. Le déconfinement débute à peine et les questions fusent.

À l’école ou non ?
Avec l’annonce d’un retour graduel et volontaire à l’école pour les élèves du préscolaire et du primaire, les parents se sont demandé quelle était la meilleure décision à prendre pour leur enfant. Il y a déchirement entre l’idée d’envoyer les enfants à l’école et celle de les garder à la maison.

Certains enfants ont une situation médicale complexe et les parents sont inquiets des conséquences d’une contamination. Alors, ces enfants ne retournent pas à l’école. Mais qu’advient-il de ses frères et sœurs qui, eux, ne sont pas malades et ont envie de retourner à l’école ? De grandes questions en pareil cas. Une maman dit que la moitié de son cœur veut envoyer ses enfants voir leurs amis, mais l’autre moitié de son cœur a peur pour son petit bébé à la maison. Elle ne veut pas de ce virus chez elle. Elle trouve ça irréaliste de croire que les jeunes respecteront parfaitement les consignes de distanciation sociale dans les écoles. « Ça reste des enfants et ils ont des besoins affectifs ». Plusieurs questions surgissent : « Qui mettra des masques et des gants ? Ceux qui peuvent en avoir ? Tout le monde ? Et ceux qui n’ont pas suffisamment de sous pour s’en procurer, il arrivera quoi ? »

Et après ?
Des parents se questionnent déjà sur la période estivale. Qu’arrivera-t-il avec les camps de jour ? Y aura-t-il ou non un terrain de jeu ou une structure temporaire afin que les enfants puissent avoir des contacts avec d’autres enfants ?

Les familles se questionnent aussi pour septembre. Certains enfants ont des troubles d’habiletés sociales et il est important pour eux de rester en contact avec leurs pairs. Après une si longue période, le retour à l’école pourrait bien être un choc !

Les finissants de 5e secondaire, eux, souhaiteraient avoir l’occasion de voir leurs amis et leurs enseignants une dernière fois « pour finir le secondaire comme il se doit ». Ça ferait juste du bien de retourner un peu à la vie normale.

Et tous ceux qui sont en difficulté d’apprentissage ! Comment ça va se passer en septembre ? Auront-ils perdu leurs acquis ? Pour le secondaire, l’école virtuelle est obligatoire, certes, mais ce n’est pas tous les parents qui insisteront pour que leurs ados y assistent. L’équité sera assurée de quelle manière ?

Bref, ce sera quelque chose dont on se souviendra longtemps… la pandémie de la COVID-19 !