Un groupe de 24 jeunes élèves de 4e et 5e secondaire de la polyvalente de Disraeli n’oubliera pas de sitôt le voyage qu’il a effectué au Guatemala tout juste avant l’ordre de confinement décrété par le gouvernement provincial.

Le groupe, accompagné de quatre adultes travaillant à la Commission scolaire des Appalaches, s’est envolé pour le Guatemala le 19 février dernier, en partance de Montréal. Le vol de sept heures comptait une escale à Mexico. Après l’arrivée dans la capitale guatémaltèque, une autre heure fut nécessaire pour se rendre par des voies raboteuses à Sumpango, à l’intérieur des terres, petite agglomération de type rural où la troupe a séjourné jusqu’au 7 mars. Le contact avec la culture guatémaltèque était au programme, mais cette expédition avait également un but d’aide humanitaire en lien avec l’organisme CASIRA, qui supervise plusieurs voyages de même nature en Amérique Centrale et en Amérique du Sud.

Aide humanitaire
Et commence le travail consistant à aider à la construction d’un nouveau local pour l’école avec les moyens du bord, sans machinerie, et de manière artisanale. Durant onze jours, les membres ont creusé des tranchées, mélangé et transporté du ciment, vaqué à divers travaux, telle la peinture. « Nous avons travaillé pour l’orphelinat en piochant, en pelletant et en charriant des briques », décrit un participant. « Les jeunes ont trimé dur », estime l’organisatrice et accompagnatrice de l’expédition, Mme Rita Couture. « Ils ont travaillé ardemment ; ça ne  »chialait » pas ». L’hébergement dans un orphelinat les a mis en contact direct avec des jeunes éprouvés par les conditions d’existence qui n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons dans nos milieux feutrés. Les membres ont su entrer en relation avec cette population indigène malgré le mur de la langue — espagnol — et su partager des activités ludiques. Parallèlement à cette besogne, un programme de visites culturelles a permis au groupe de traverser quelques communautés comme celles de Tikal et d’Antigua, de gravir quelques pyramides mayas et d’escalader le flanc d’un volcan à Pacaya.

Chaque participant déboursait en part égale les coûts du voyage, soit 2000 $. Ces frais couvraient le transport, la nourriture, la remise de trois valises pleines de linge ainsi qu’un don de 150 $ pour l’achat de denrées.

Commentaires
« Ce fut une très belle expérience », résume Mme Couture. « On est très bien perçus ; on est des volontarias ; on nous accueille comme des sauveurs ». Cette dernière, qui en était à sa deuxième expérience comme organisatrice et participante, a su « former un beau groupe drôle, respectueux et sensible à la misère ».

De toute évidence, l’immersion dans la culture guatémaltèque issue de la civilisation maya a eu un impact chez les jeunes. « On a su s’encourager, passer par-dessus les journées plus difficiles, et je crois qu’on est tous ressortis de ce voyage plus grands », reconnaît un autre participant. Un autre déclare : « Nous en avons vu beaucoup des enfants qui ne vont pas l’école, des enfants qui travaillent dur ; cela a été un moment difficile pour nous tous ».

Le retour de ce voyage à volet humanitaire s’est effectué le 8 mars. « On a fait plein d’autres choses… un gros merci à mon groupe pour tous ces beaux moments ! »

L’adage voulant que les voyages forment la jeunesse s’est de nouveau avéré ! L’éveil à l’autre, à son monde, sème le goût du partage et de la solidarité ! Il fallait voir l’émotion et la fébrilité qui habitaient les participants lors de leur retour en face de l’entrée principale de la polyvalente !