2013-08-01michel_bergeron
Photo: Jean-Denis Grimard

Le chef de la brigade de lutte contre les incendies de la Ville de Disraeli, M. Michel Bergeron

Avec l’approbation de leurs élus municipaux respectifs, des pompiers volontaires en provenance de Coleraine et de Disraeli ont prêté main forte à leurs infortunés collègues de Lac-Mégantic lors de la catastrophe qui a défiguré le centre-ville de la communauté en plus de causer la mort de 47 citoyens, dans la nuit du 6 juillet dernier.

Dès le lendemain, trois sapeurs de Coleraine (René Filteau, Marco Côté, Alain Parent) avec le camion auto-pompe, et quatre autres de Disraeli (Michel Bergeron, Daniel Paradis, Yves Morin, Samuel Fortier) avec leurs équipements de base (habit de combat, caméra thermique, appareils respiratoires), se sont rendus sur les lieux du désastre pour se mettre au service de leurs confrères débordés. Il leur fut alors demandé de patrouiller tout le secteur du bas, à proximité de la zone dévastée, afin de sécuriser les lieux (émanation, réservoirs de propane, foyer d’incendie, etc).

Dans les quatre jours suivants, d’autres volontaires du service de lutte contre les incendies de Disraeli ont tenu à se joindre au renfort. Le lundi, Éric Goulet, Sylvain Goulet et Marc Goulet, ont participé à la pénible recherche des victimes disparues en compagnie de pathologistes et de la SQ. Leur fouille ne fut pas vaine…

Le mardi, Jacques Rousseau, Frédérick Proulx, Jasmin Boudreau, furent assignés à l’approvisionnement en eau afin d’arroser les citernes. Le mercredi, Simon Bergeron, Réal Trudel, Antonin Bélanger et Raymond Goulet, ont épaulé des pompiers de Lac-Mégantic dans des travaux dans la zone rouge. Le jeudi, Mario Poisson et François Rainville ont effectué le même ouvrage que leurs prédécesseurs du mardi.

Commentaires
« En 30 ans de service, je n’ai jamais vu une affaire de même », estime amèrement le directeur du service à Disraeli M. Michel Bergeron. « On est jamais préparés à une catastrophe comme ça… C’est gros; c’est majeur ». À ses yeux, le tragique événement a suscité un élan de solidarité tel l’intervention de quelque 200 corps de pompiers. « Au départ, on est ébranlés, on se sent impuissants, mais on en ressort plus forts », réfléchit ce dernier qui tient à remercier, au nom du groupe des pompiers volontaires, les autorités de la Ville pour leur collaboration.

Ce malheureux épisode rappelle à tous la nécessité de garder à jour le plan d’urgence que chaque communauté prévoit en cas de cataclysme.

Lambton
Pour sa part, le Service de lutte contre les incendies de la municipalité de Lambton dirigé par son chef Michel Fillion fut appelé en renfort dès la nuit de la tragédie afin de circonscrire le brasier qui a dévoré et pulvérisé dans certains cas le centre-ville de Lac-Mégantic. Au total, des paramédicaux et 16 pompiers volontaires avec l’autopompe, citerne et appareil élévatoire, ont participé à l’opération d’évacuation et, dans les jours suivants, à la recherche de victimes et à la sécurité globale.