À la suite de la diffusion en septembre dernier de sa carte interactive sur les déversements d’eaux usées, la Fondation Rivières rend maintenant publique la liste des 50 municipalités qui se démarquent quant au nombre de déversements en 2019.

Cette carte (https://deversements.fondationrivieres.org/map.php) a permis de constater que 60 660 déversements avaient eu lieu en 2019 dans l’ensemble de la province et de voir leur répartition par municipalité. En consultant la carte et le palmarès, on peut voir qu’en Chaudière-Appalaches Thetford Mines (8e) et Lévis (11e) figurent parmi les 50 municipalités qui ont le plus grand nombre de déversements au Québec en 2019, soit, respectivement, 1 552 et 1 280.

Photo par Yves Lirette

On peut présumer qu’un déversement d’eaux usées à Montréal est plus important qu’un déversement dans une petite municipalité comme Disraeli. Alors, comment comparer les villes ? En normalisant les données par le nombre d’habitants de chaque municipalité. Ce faisant, on peut comparer avec plus de justesse les municipalités les unes par rapport aux autres. Ainsi, que trouve-t-on dans la liste des 50 premières municipalités selon l’indice d’intensité des déversements par habitant au Québec ? Tristement, Thetford Mines y occupe le 18e rang tandis que Disraeli arrive 26e et Lac-Mégantic, 28e.

« L’idée derrière ce palmarès n’est pas de pointer du doigt certaines villes, mais surtout de signifier aux gouvernements les endroits où il faut agir en urgence. Actuellement, aucune analyse des priorités d’investissement n’est effectuée. L’argent est injecté de manière aléatoire sans planification territoriale. Pourtant, si on souhaite apporter une solution au problème, on doit réaliser les travaux en fonction des enjeux prioritaires par bassin versant. C’est le diagnostic que la carte et le palmarès nous permettent de faire aujourd’hui », explique André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

 

Source : Fondation Rivières