Tous les contribuables ont reçu par courrier leur fameux compte de taxes municipales pour l’année fiscale 2017. Voilà une réalité qui les hante à des intensités  variées.

S’il est un item du budget municipal qui suscite leur intérêt, c’est bien celui de la dette. Combien s’élève-t-elle et pourquoi? Que coûte-t-elle annuellement, remboursement et intérêts compris? Les municipalités tentent d’expliquer avec plus ou moins de succès l’affectation de leurs revenus.

Veuillons voir la situation de la dette à la ville de Disraeli.

Examen
En date du 8 février dernier, la dette de la municipalité s’élevait à 4 270 826M. Environ 675 000$ sont cependant à retrancher de ce total puisqu’ils représentent la somme que les municipalités participantes payeront dans les prochaines années à Disraeli qui, dans son rôle de mandataire, administre la fermeture de l’ancien site d’enfouissement.

Le ratio de la dette est de 2% de la valeur foncière globale de la ville s’élevant à environ 170M, ce qui fait dire au directeur-général et secrétaire-trésorier de la municipalité, M. Patrice Bissonnette, que «nous sommes dans une bonne situation financière».

La population de la ville étant de 2 385 personnes en 2016, la dette moyenne par résident est de 1 507$ alors qu’elle  s’élève à 2 000$ au niveau provincial selon les données du ministère. Les mêmes statistiques indiquent que la charge moyenne par immeuble est de 3000$ à Disraeli alors qu’elle se chiffre à 5000$ au Québec. Le budget 2017 de la ville est de 3 775 000$ duquel une somme de 483,358$ est affectée  au service de la dette.

Détail de la dette
La dette résulte de plusieurs règlements d’emprunt contractés dans les années précédentes dont voici la liste avec l’année d’échéance du remboursement : achat du camion-pompe (2018), rénovation de l’Aréna 76 (2020), réalisation du Cabaret des arts (2020), rue Saint-Antoine (2021), rue Grimard (2026), route 112 (2030), route 112 (2031), rue Champoux (2037) et volet 1 de l’usine de traitement de l’eau potable(2046).

Questionnement
Se peut-il que le poids de la dette semble plus lourd à Disraeli qu’en maints autres endroits en raison d’une faible moyenne des revenus de ses contribuables ? Se peut-il que la charge fiscale repose sur un nombre insuffisant de contribuables ? En 2016, on dénombre la construction de 7 nouvelles résidences; sont-ce des nouveaux résidents ?

Plusieurs croient que l’avenir de la ville ne peut être que meilleur en identifiant ses atouts attractifs tels le lac, l’école polyvalente, les services (SAQ, SAAQ, Poste Canada, parcs, médecins, CLSC, pharmacies, restauration, culture, etc).