Monsieur mon maire de Disraeli,

À l’automne 2017, vous avez fait preuve de transparence et vous nous avez présenté un dossier étoffé d’une possible mauvaise gestion des contrats octroyés entre 2001 et 2013. Vous en avez d’ailleurs saisi l’Unité Permanente Anti Corruption (UPAC), alléguant des pertes de l’ordre de près de 2 millions de dollars. Selon vos dires, « La crédibilité de la Ville de Disraeli est constamment compromise… »;  ajoutons que la réputation de plusieurs administrations passées est en jeu et que, au bout du compte, ce n’est pas la ville qui paye, qui se fait flouer, mais bien nous, les citoyens payeurs de taxes.

Ma surprise fut grande de lire votre suivi du dossier, Monsieur mon maire de Disraeli. Vous optez pour la fermeture du dossier, vous optez pour baisser les bras et rentrer à la maison, penaud, sans chercher à faire la lumière au pays de la corruption alléguée ou de la gestion de « broche à foin ».

Permettez-moi de vous dire, à vous Monsieur mon maire de Disraeli qui avez «…toujours prêché d’être transparent…», que j’aurais voulu voir la réponse de l’UPAC à votre dénonciation, plutôt que votre laconique « …l’UPAC ne donnera pas suite à la dénonciation ». Est-ce l’UPAC qui vous interdit de publier sa réponse? À l’automne dernier, vous saviez déjà que la prescription de trois ans était limite, vous saviez déjà que poursuivre représenterait des frais importants. Alors, pour nous les citoyens et pour les personnes entachées, il aurait fallu aller au fond des choses, laver les réputations, pointer les coupables. Je sais, c’est difficile et c’est coûteux, mais jamais on ne doit laisser l’argent nous dicter nos actions, lorsqu’il en va de la réputation des personnes et de malversations alléguées. On ne laisse pas les choses en plan : le Québec a eu le courage de la Commission Charbonneau, Disraeli aurait pu avoir le courage de la poursuite. Monsieur mon maire de Disraeli, aujourd’hui vous dites que rien n’est favorable à la Ville, mais tout semble maintenant favorable aux riches firmes impliquées. Qu’est-ce qui est favorable aux citoyens et à qui est-ce favorable de laisser les doutes ronger les esprits?