Au-delà des multiples travaux de diverses natures qui seront nécessaires, on convient tous que le plus grand défi dans le projet de restauration de l’église Sainte-Luce de Disraeli sera son financement. Toutefois, le processus est bien enclenché selon les déclarations du président du comité de campagne, monsieur Dave Morin.

Financement
Effectivement, le président a complété et déposé avant la date butoir du 27 février une demande de subvention couvrant la totalité des coûts estimés par les experts pour remettre l’édifice religieux datant de 1925 dans un excellent état. La démarche s’est faite en collaboration avec l’économe du diocèse et membre du Conseil du patrimoine religieux du Québec, M. Normand Paquette. Sachant que l’ensemble du projet sera subventionné à la hauteur de 30 %, le comité de campagne aura donc comme objectif de recueillir par divers moyens une somme estimée à environ 740 000 $, ce qui est tout à fait réalisable selon M. Dave Morin. Une première tranche de la subvention devrait vraisemblablement être confirmée à la fin d’août prochain.

Le président d’honneur de la campagne de souscription, M. Hugues Vaillancourt, et l’abbé Bernard Rouleau, curé de la paroisse Saint-André-Bessette Photo par Caroline Jacques

Il faut aussi se rappeler que le chantier qui débutera au printemps 2020 s’étirera sur cinq ans et comprendra trois phases, dont la plus importante et prioritaire concernera particulièrement les travaux jugés urgents (maçonnerie, fenestration et parvis).La deuxième phase s’attaquera surtout à la toiture alors que la troisième se concentrera sur l’intérieur (plâtre, revêtement du plancher, électricité, etc.).

Par ailleurs, de signaler le président, « On est présentement en soumission pour ériger une structure de sécurité devant l’église, laquelle devrait être installée en avril. Il faut être préventif plutôt que réactif », plaide-t-il.

Président d’honneur
Enfin, le comité de campagne s’est adjoint un président d’honneur qui accompagnera l’équipe de bénévoles et toute la communauté dans son désir de conservation de l’édifice. Il s’agit de M. Hugues Vaillancourt, président de Nutech, le plus important employeur à Disraeli. Originaire de Disraeli et sensibilisé à l’importance patrimoniale de l’église ainsi qu’au rôle qu’elle a joué dans la communauté, il n’a pas hésité à se joindre au comité de restauration ayant à sa tête M. Dave Morin. « J’ai confiance dans son organisation et son approche dynamique et j’ai un bon sentiment d’appartenance au milieu. Deux choix se présentent à nous, estime le président d’honneur. Soit on trouve de l’argent pour restaurer l’église Sainte-Luce, soit il faudra trouver de l’argent pour la démolir ! »