L’Union des municipalités du Québec (UMQ) dénonce vigoureusement la décision du département du Commerce américain d’imposer des droits compensatoires rétroactifs de près de 20 % sur le bois d’œuvre exporté par le Québec. L’UMQ presse également Ottawa de donner suite urgemment à la demande des partenaires forestiers du Québec d’accorder des garanties de prêts aux entreprises qui subiront les contrecoups, alors que l’impact financier pourrait dépasser les 200 millions $ pour l’industrie québécoise.

« Même si le Québec a fait ses devoirs et s’est doté, en 2013, d’un nouveau régime forestier respectant les règles de libre-marché exigées par son partenaire américain, ce dernier a cédé aux pressions du puissant lobby forestier des États-Unis en se repliant vers le protectionnisme », a déclaré monsieur Alexandre Cusson, premier vice-président de l’UMQ ».

« Le gouvernement fédéral a déjà annoncé certaines mesures de soutien à court terme pour les régions forestières. Or, cet effort est insuffisant. Nous exigeons un engagement formel de la part d’Ottawa pour reconnaître l’apport fondateur de l’économie forestière pour les communautés de partout au pays qui en dépendent  », a déclaré monsieur Gilles Potvin, maire de Saint-Félicien et membre du Comité sur la forêt de l’UMQ.

Rappelons que l’économie de plus de 220 municipalités québécoises est directement liée au secteur forestier. L’UMQ demeurera active, au cours des prochaines semaines, pour défendre les intérêts des régions forestières du Québec face à ce nouveau conflit commercial sur le bois d’œuvre.


Source: UMQ