Métro, qui possédait déjà les pharmacies Brunet, a acheté les pharmacies Jean Coutu en octobre 2017, transaction avalisée par le Bureau de la concurrence du Canada en avril 2018. Ainsi, la région de Disraeli s’est retrouvée avec deux établissements pharmaceutiques de Métro sous des bannières différentes. Le Bureau de la concurrence a alors exigé que Métro se départisse de dix pharmacies au Québec, dont le Jean Coutu de Disraeli, pour éviter des situations de monopole.

M. Alexandre Du Brule, pharmacien-propriétaire d’Uniprix à Disraeli

Depuis le 14 février, c’est chose faite. La pharmacie Jean Coutu de M. Alexandre Du Brule a troqué sa bannière pour celle d’Uniprix. Il s’agit d’un virage majeur. Si le secteur des ordonnances et médicaments ne change pas, les produits de la marque maison « Personnelle » de Jean Coutu disparaissent pour céder la place à ceux d’Uniprix, « Option+ ». M. Du Brule nous confiait : « Choisir Uniprix me permettait d’offrir à ma clientèle une gamme de produits de qualité et des services similaires, tout en demeurant compétitif sur le marché ». Le changement de bannière n’aura eu aucun impact sur l’emploi et la population retrouve toujours la même équipe en place pour la servir.

Nous avons demandé au pharmacien-propriétaire si ces changements pavaient la voie à une éventuelle vente de la pharmacie : « Je veux rassurer les gens, c’est un grand changement dans ma vie, mais on est là pour rester, bien vivants et dynamiques. Mon équipe est forte et bien implantée dans le milieu. On bâtit pour le long terme dans la communauté disraeloise. »

M. Ian Lortitch, gérant à la pharmacie Brunet de Disraeli

Du côté de Brunet, affilié de longue date à Métro, la situation ne change pas. Déjà dépositaire des marques « Irrésistible » et « Sélection », marques maison de Métro, la population n’y verra aucune différence si ce n’est, bien sûr, l’ajout sur les étagères des produits de la marque « Personnelle » fraîchement acquise, comme nous le signalait M. Ian Lortitch, gérant chez Brunet. En ce qui concerne les médicaments et ordonnances, les clients seront toujours aussi bien conseillés et guidés qu’auparavant. Somme toute, les affaires suivent leur cours.

Les tendances actuelles sont à la diversification de l’offre de produits. Il va sans dire qu’on surveillera les stratégies à venir de Métro, qui ne se cache pas de vouloir augmenter l’offre alimentaire dans ses pharmacies Jean Coutu, comme le rapportait le Journal de Québec l’automne dernier. Qu’en sera-t-il de Brunet ? En fin de compte, il faut se réjouir du fait que la population régionale ne perd rien à la suite de ces soubresauts économiques.