Lors de l’assemblée régulière du conseil municipal de Beaulac-Garthby le 12 avril dernier, M. le maire Loïc Lenoir a bien mal exprimé son avis. Les citoyens (nes) présents (es) ont très bien entendu ses paroles : « Il n’y a personne d’assez compétent pour se pencher sur la destinée économique de notre municipalité ». C’est accroire qu’il nous prend pour des cons quoi! Paroles dites, paroles entendues, paroles publiées!
Pour qui se prend-il, ce monsieur, pour insulter ses con-citoyens (nes) en pleine assemblée municipale? Il est triste pour la municipalité d’être dirigée par ce genre de con-génère. Moi, je ne l’accepte pas, tout simplement pas!
M. le maire, selon le dictionnaire Robert, le mot « compétent » se définit ainsi : qui a des connaissances approfondies dans une matière, qui est capable d’en bien juger. Toujours selon la même source, le mot « incompétent » désigne celui qui n’a pas les connaissances voulues pour décider ou parler de quelque chose.
D’élection en élection, la municipalité descend de plus en plus bas. Il est vrai que, aujourd’hui, la compétence se monnaye. Ici, à Beaulac-Garthby, la compétence frise plutôt celle du bénévolat. Ça prend beaucoup plus pour diriger une municipalité avec parcimonie et équité sinon, ça frôle l’anarchie. Avons-nous présentement une équipe qualifiée pour diriger la municipalité?
Lors de l’assemblée régulière de mai, M. Lenoir, notre premier magistrat survolté, s’est excusé devant les con-citoyens (nes) présents (es) en prétextant que les paroles dites n’étaient pas sa pensée et que les mots « assez compétents » voulaient exprimer d’autres mots. S’en est suivi un charabia d’explications que M. Lenoir semblait comprendre, mais que moi ainsi que d’autres personnes présentes n’en avons rien compris. Pas fort en français, le monsieur… Puis ce dernier s’est excusé. Aussitôt fait, il s’en est pris au journal local Le Contact pour avoir publié ses paroles, prétextant que la municipalité participe au financement du journal. M. le maire, le journal, ça ne vous regarde pas. Ce sont nos taxes qui collaborent au journal. Un journal bénéficie de la liberté de presse, peu importe d’où provient le financement; il ne doit pas servir des intérêts personnels ou politiques.
Donc, M. Lenoir, avant d’avancer toutes sortes de paroles incendiaires, s.v.p. pesez vos paroles et surtout, faites attention de ne pas les juxtaposer car la perception n’est pas la même pour tous. À mon avis, à peine élu, déjà des signes que M. le maire n’est pas en position de garder le poste de premier magistrat. Je pense qu’il serait juste et profitable pour notre communauté que vous, M. Lenoir, donniez votre démission et laissiez ainsi la place à un con-tribuable plus expérimenté. Mieux vaut quitter soi-même avec honneur que de se faire retirer dans le déshonneur!
Un citoyen con-testateur
André Ouellette
Beaulac-Garthby