Page éditoriale : (édition du 26 août 2010)


Politique d'information
La Direction

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Gagnante du mois



Le tirage du mois d'août 2010 a favorisé le membre M. Roger Lehoux de Disraeli lequel se mérite un certificat cadeau d'une valeur de 25 $ négociable chez Batteries Experts situé au 910, rue Champlain à Disraeli.

Félicitations!





Un con-tribuable réagit

Lors de l’assemblée régulière du conseil municipal de Beaulac-Garthby le 12 avril dernier, M. le maire Loïc Lenoir a bien mal exprimé son avis. Les citoyens (nes) présents (es) ont très bien entendu ses paroles : « Il n’y a personne d’assez compétent pour se pencher sur la destinée économique de notre municipalité ». C’est accroire qu’il nous prend pour des cons quoi! Paroles dites, paroles entendues, paroles publiées!

Pour  qui se prend-il, ce monsieur, pour insulter ses       con-citoyens (nes) en pleine assemblée municipale? Il est triste pour la municipalité d’être dirigée par ce genre de con-génère. Moi, je ne l’accepte pas, tout simplement pas!

M. le maire, selon le dictionnaire Robert, le mot « compétent » se définit ainsi : qui a des connaissances approfondies dans une matière, qui est capable d’en bien juger. Toujours selon la même source, le mot « incompétent » désigne celui qui n’a pas les connaissances voulues pour décider ou parler de quelque chose.

D’élection en élection, la municipalité descend de plus en plus bas. Il est vrai que, aujourd’hui, la compétence se monnaye. Ici, à Beaulac-Garthby, la compétence frise plutôt celle du bénévolat. Ça prend beaucoup plus pour diriger une municipalité avec parcimonie et équité sinon, ça frôle l’anarchie. Avons-nous présentement une équipe qualifiée pour diriger la municipalité?

Lors de l’assemblée régulière de mai, M. Lenoir, notre premier magistrat survolté, s’est excusé devant les         con-citoyens (nes) présents (es) en prétextant que les paroles dites n’étaient pas sa pensée et que les mots « assez compétents » voulaient exprimer d’autres mots. S’en est suivi un charabia d’explications que M. Lenoir semblait comprendre, mais que moi ainsi que d’autres personnes présentes n’en avons rien compris. Pas fort en français, le monsieur… Puis ce dernier s’est excusé. Aussitôt fait, il s’en est pris au journal local Le Contact pour avoir publié ses paroles, prétextant que la municipalité  participe au financement du journal. M. le maire, le journal, ça ne vous regarde pas. Ce sont nos taxes qui collaborent au journal. Un journal bénéficie de la liberté de presse, peu importe d’où provient le financement; il ne doit pas servir des intérêts personnels ou politiques.

Donc, M. Lenoir, avant d’avancer toutes sortes de paroles incendiaires, s.v.p. pesez vos paroles et surtout, faites attention de ne pas les juxtaposer car la perception n’est pas la même pour tous. À mon avis, à peine élu, déjà des signes que M. le maire n’est pas en position de garder le poste de premier magistrat. Je pense qu’il serait juste et profitable pour notre communauté que vous, M. Lenoir, donniez votre démission et laissiez ainsi la place à un con-tribuable plus expérimenté. Mieux vaut quitter soi-même avec honneur que de se faire retirer dans le déshonneur!

Un citoyen con-testateur
André Ouellette
Beaulac-Garthby




À Stratford : une fiscalité
à l’avantage des mieux nantis

On a vu, dans la rubrique Opinion du 12 mars dernier, comment la politique fiscale du nouveau conseil municipal de Stratford applique de façon abusive et non justifiée la notion d’utilisateur-payeur à certains services municipaux. On a montré, dans la rubrique Opinion du 2 avril dernier comment cette politique, sous prétexte d’impôt provincial, transfert  indûment les taxes municipales de certains citoyens vers d’autres contribuables et leur impose une double taxation. On va voir, maintenant, comment ces mesures ont entraîné une fiscalité régressive au bénéfice des mieux nantis.

Au plan municipal, la fiscalité basée sur la valeur foncière s’apparente à la fiscalité dite « progressive » de l’impôt sur le revenu : plus la valeur des biens fonciers est grande, plus le montant de taxe à payer est élevé. Par ailleurs, les tarifs fixes, les mêmes pour tous, sont des taxes dites « régressives » en ce sens que le tarif payé est proportionnellement moins lourd pour une propriété de grande valeur foncière que pour une propriété de plus faible valeur.

Ainsi, lorsque le conseil municipal impose des tarifs fixes pour l’entretien des chemins et pour le service d’incendies, ce qui lui permet d’abaisser le taux de la taxe foncière, il transforme une partie de la fiscalité progressive en fiscalité régressive.

Mais cette transformation n’est pas neutre au plan fiscal, d’un contribuable à l’autre. Il faut, alors, voir qui en profite et qui en fait les frais. Avec un tarif fixe, le même pour tous, plus la propriété est petite, plus le fardeau de taxes est proportionnellement lourd. D’autre part, l’application de sa politique tarifaire permet à la municipalité de Stratford d’abaisser de façon importante le taux de la taxe foncière. Ce sont donc les propriétés à forte valeur foncière qui profitent le plus de cette baisse. On en déduit donc que la politique fiscale adoptée par le conseil municipal de Stratford est à l’avantage et en faveur des mieux nantis. Est-ce là la notion d’équité dont se vante le conseil?

Application fautive de la notion d’utilisateur-payeur, privilège indu sous prétexte d’impôt provincial, et avantages aux mieux nantis, telle est la politique fiscale des nouveaux élus de Stratford. Avant de chambouler la fiscalité municipale comme des apprentis sorciers, ils auraient eu avantage à suivre un cours Fiscalité 101!

Claude Pichette, économiste
Résident de Stratford




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