La salle du Conseil des maires de la MRC des Appalaches était bondée de gens lors de l’ouverture de l’audience publique de la Commission municipale du Québec portant sur la résolution de changement de nom de la Municipalité de la Paroisse de Disraeli.

Ainsi qu’annoncé, les audiences devant la commissaire  Sandra Bilodeau se sont déroulées dans la journée du lundi 27 février  ainsi que dans une partie du mardi 28 févrrier.

Une vingtaine de citoyens de la Paroisse de Disraeli s’y sont succédés pour lui livrer leurs réflexions et leur position respective alors que plusieurs autres l’avaient déjà précédemment fait par écrit à la Commission.

L’exercice a permis d’entendre de nouveau l’argumentaire antérieurement utilisé par les deux camps dans ce dossier dont la tournure semble avoir surpris tout le monde, autant les citoyens que les élus de la Paroisse de Disraeli. Certains y ont même fait un lien entre la décision de changement d’appellation de la municipalité de la Paroisse de Disraeli et les Fêtes du 150e de Disraeli lesquelles, contrairement à ce qu’on pouvait légitimement espérer,  ont au contraire débouchées sur un conflit et causé une rupture de collaboration entre les deux corporations. On a même allégué un désir de vengeance chez le maire de la Paroisse. D’autres ont par ailleurs suggéré que le meilleur moyen de résoudre le problème consisterait tout simplement en une fusion des deux municipalités.

La commissaire a sans doute recueilli les données qui lui permettront d’analyser la situation dans son contexte et de formuler ses recommandations dans son rapport écrit au Ministre. Aucune date n’a été fixée quant  à la livraison du rapport.

Il est écrit sur le site de la Commission municipale que «Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire peut demander l’avis de la Commission municipale du Québec avant d’approuver un règlement, une résolution ou tout autre acte d’une municipalité».  Il y est également écrit qu’«Il peut être utile de prendre en compte l’opinion de la population. Les gens attachent souvent une grande importance au nom du lieu qu’ils habitent».