Afin de sensibiliser le public à la prévention, l’Association mondiale du glaucome et l’Association mondiale des patients du glaucome ont chapeauté la Semaine mondiale du Glaucome du 12 au 18 mars dernier. Mondialement, on estime que 76 millions d’individus de plus de 40 ans en souffriront en 2020.

Chaque année, un thème mondial est adopté. Le glaucome est une grave maladie oculaire, la troisième cause de cécité irréversible au monde. Quelque 100 000 Québécois âgés de 40 ans et plus en sont atteints, et jusqu’à la moitié l’ignore. « Il est possible de prévenir la perte de vision, mais seulement si le glaucome est décelé tôt et traité efficacement », affirme le Dr Patrick Sauvageau, optométriste, membre du conseil d’administration et porte-parole de l’AOQ pour la Semaine mondiale du Glaucome. « Le glaucome est une atteinte du nerf optique dont l’un des facteurs de risque est une pression élevée à l’intérieur de l’œil, selon le Dr Sauvageau. C’est la vision périphérique qui est d’abord touchée. Malheureusement, la majorité des patients atteints ne savent pas qu’ils ont la maladie, car le glaucome n’est accompagné d’aucun symptôme dans ses premiers stades ».

Une étude pancanadienne a révélé que 50 % des personnes ayant reçu un diagnostic souffrent déjà d’une forme modérée à grave de la maladie, et ont subi une perte de vision irréversible. De plus, la forte myopie augmente considérablement le risque de développer des maladies oculaires comme le glaucome (14 fois).

L’objectif ultime est d’éliminer la cécité causée par le glaucome en encourageant la population, notamment les plus de 40 ans, à passer un examen oculovisuel auprès de leur optométriste. Comme seulement le tiers des Québécois a eu un examen de la vue au cours de la période de trois ans s’échelonnant de 2013 à 2015, on peut en déduire qu’une proportion significative des patients atteints de glaucome ne reçoit un diagnostic qu’après avoir subi des dommages permanents, d’où l’importance de l’examen oculovisuel au moins tous les deux ans.

Les optométristes québécois, lors d’un examen, peuvent dépister le glaucome, référer pour traitement, et même effectuer la cogestion du traitement au besoin, dans le cadre d’une collaboration interprofessionnelle convenue avec les ophtalmologistes.

Ensemble, nous pouvons éliminer la cécité causée par le glaucome.

Source : Association des optométristes du Québec