Au moment où la Régie du logement publie l’outil de calcul des hausses de loyer actualisé pour l’année 2017, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dénonce que l’organisme gouvernemental ait fait le choix de ne plus publier les indices d’estimation des augmentations. Ces indices reflétaient les modes de chauffage des immeubles et permettaient aux locataires de chiffrer approximativement l’augmentation que leur propriétaire pouvait réclamer au prochain renouvellement de leur bail, même s’il leur fallait ensuite valider l’augmentation demandée en utilisant le formulaire en ligne. Alors que les coûts de toutes les composantes de loyer, dont le chauffage, sont à la baisse face à l’an dernier, les augmentations demandées devraient généralement être inférieures à celles de 2016 avertit le FRAPRU. « La Régie du logement répond clairement à une demande des propriétaires, sans se soucier des difficultés causées aux locataires. C’est scandaleux. », déplore Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

« Pour l’ensemble du Québec, le loyer moyen est maintenant de 726 $ par mois. Pour payer une telle somme sans y consacrer plus que la norme de 30 % de ses revenus, il faut avoir un revenu annuel de plus de 29 000 $, ce qui n’est évidemment pas le cas de bien trop de locataires », explique Véronique Laflamme.

Le FRAPRU rappelle qu’au Québec 479 750 ménages locataires doivent consacrer plus de 30% de leur revenu pour se loger, dont 227 835 plus de 50% et 108 475 plus de 80%. […]

Finalement, à quelques semaines du budget, le FRAPRU exhorte Québec à agir afin d’améliorer les conditions de logement des ménages locataires. « Le gouvernement Couillard doit réinvestir massivement dans la réalisation de nouveaux logements sociaux, que ce soit en construction neuve ou par des projet d’achat et de rénovation de bâtiments existants. Les coupes drastiques effectuées dans le programme AccèsLogis depuis deux ans sont inacceptables. Les centaines de millions de dollars obtenus du gouvernement fédéral pour le logement doivent être consacrés au développement de nouveaux logements sociaux », affirme Véronique Laflamme.

Source : FRAPRU