Collaboration spéciale de François Roy

Un violent incendie a consumé deux résidences dans la soirée du mardi 21 juillet. Survenues en plein cœur de Saint-Joseph-de-Coleraine, sur la route 112, les flammes ont été d’une rare intensité.

Après le souper, mon épouse me fait remarquer une grosse fumée qui monte vers les nuages quelque part ici à Coleraine. Constatant qu’elle est très foncée, qu’elle monte en volutes et semble tout près de l’hôtel de ville, je décide d’aller voir sur place.

J’enfourche mon vélo, ma caméra en poche, et me dépêche vers cette fumée. Moins d’une minute plus tard, je suis sur les lieux et ça brûle vraiment fort. Une jeune dame est dans la rue et tente de bloquer ou de diriger la circulation automobile.

Déjà, il y a plusieurs personnes du voisinage. Les pompiers volontaires commencent à arriver. En ce temps de pandémie, ça semble encore plus tragique.

Les pompiers installent leurs boyaux, mais ça me semble long et je remarque que les boyaux déjà installés ne laissent pas suffisamment d’eau circuler, car il y a des plis ici et là. J’essaye alors d’étendre les lourds boyaux pour que l’eau circule mieux. D’autres camions arrivent avec plus de personnel.

L’incendie est tellement violent que j’ai la certitude que les deux maisons de chaque côté vont probablement y passer. Pour un petit village tranquille, c’est bien dommage, cette autre tragédie !

Heureusement, si l’on peut dire, pas de morts ni de blessés. Pour ma part, c’était la deuxième fois que j’assistais à une telle tragédie et j’éprouve de la tristesse pour ces gens, mais aussi une certaine fierté, car je crois que j’ai été un peu utile pour placer un peu mieux les boyaux.

Merci pour l’aide reçue des pompiers de Disraeli qui ont conjugué leurs efforts avec ceux de Coleraine. Ce ne fut pas du superflu.

La tragédie en trois temps

Une grosse fumée qui monte… Photo par François Roy
Aux pompiers de limiter la tragédie… Photo par François Roy
Le lendemain, seule la tristesse… Photo par François Roy