Alors que les perspectives économiques s’améliorent pour le Québec, le PIB réel devrait croître de 1,4 % en 2016 et de 1,9 %, en moyenne, en 2017 et en 2018, selon le Conference Board du Canada.

« L’économie du Québec prend de l’ampleur, le marché de l’emploi se porte relativement bien et les consommateurs ont tenu les détaillants occupés. On s’attend à ce que le taux de croissance de la province atteigne un niveau non égalé depuis la fin de la récession de 2008-2009 », explique Marie-Christine Bernard, directrice associée, Prévisions provinciales. « Toutefois, les investissements des entreprises et les exportations sont une source de déception, car ils n’ont pas connu l’accélération anticipée. » […]

Le revenu des ménages devrait augmenter à un rythme soutenu l’an prochain, favorisant ainsi une hausse des dépenses des ménages pour les biens et les services, qui devraient s’accroître plus rapidement que le PIB réel. Après l’an prochain, cependant, la croissance de la consommation progressera plus lentement.

Comme les investissements des entreprises ne seront vraisemblablement pas un moteur important de croissance économique en 2018, le Québec misera davantage sur les industries à vocation exportatrice. Les mines, notamment, joueront un rôle de premier plan dans l’économie provinciale, alors qu’une nouvelle mine de diamants lancera sa phase de production commerciale.

L’emploi au Québec augmentera à un rythme modéré en 2017 et en 2018, stimulé par la création d’emplois dans le secteur des soins de santé, appelé à composer avec une population vieillissante. Les gains d’emplois aideront à réduire le chômage, mais ce recul du taux de chômage dans la province sera en bonne partie attribuable à un ralentissement de la croissance de la population active dû au nombre croissant de départs à la retraite.

Source : Conference Board du Canada