La COOP SJM (Saint-Jacques-le-Majeur), créée il y a 5 ans afin de doter le territoire d’un réseau de fibre optique, voit enfin poindre à l’horizon l’aboutissement d’une longue et laborieuse démarche pour y arriver. Bien qu’il n’aime pas se hasarder dans une prédiction, le président du comité organisateur, Marc-André Grenier, croit tout de même qu’il est possible d’avoir complété l’installation du service pour Noël prochain. Tout dépend cependant de la vitesse de la réponse d’Hydro-Québec à une demande d’autorisation. « On n’en serait pas loin si ce n’est pas le cas ».

Ce dernier révèle que la COOP détient tout le matériel nécessaire, qui n’attend qu’à être installé. Le réseau offrira la téléphonie, l’Internet et la télévision numérique, à l’instar de ce qui existe dans les centres, à un prix comparable.

Au départ, les instigateurs du projet étaient convaincus que l’aventure serait complétée dans quelque deux années plus tard, mais le conseil municipal et quelques citoyens convaincus de la viabilité du projet se sont vus confrontés à diverses difficultés qui ont allongé la durée de réalisation, telles la recherche de financement et les nombreuses tracasseries administratives.

Montage financier
Les coûts globaux du projet incluant le matériel et l’ingénierie s’élèvent à 500 000 $. Les gouvernements provincial et fédéral ont alloué chacun 50 000 $. La Société de développement économique de la région de Thetford (SDE) y est allée d’une somme de 30 000 $ tandis que la Caisse Desjardins du Carrefour des lacs a octroyé 5 000 $. Investissement Québec participe également au montage financier. À ces lots, il faut ajouter les cent parts sociales au coût unitaire de 200 $ achetées par autant de citoyens du secteur, désirant ardemment la mise en service.

Il faudra absolument être détenteur d’une part sociale pour être branché. On veut se rendre à 150 branchements, ce qui assurerait la viabilité de l’entreprise dont le bureau administratif sera logé dans les locaux de la municipalité.

Plusieurs demandes de service provenant de résidents en dehors du territoire municipal ont été adressées au comité et il y a de fortes chances qu’elles soient exaucées dans un deuxième temps si elles se situent sur l’itinéraire du câble optique, qui prend son origine aux limites de Disraeli et qui longe la route 263.

« J’ai hâte que ça finisse, avoue le président. Tout le monde finalement a hâte et je désire remercier particulièrement les membres du conseil France Amiot, France Moisan, Guy Chenel et Michel Côté, et tous les autres citoyens qui nous ont donné un coup de main, ainsi que le conseil municipal et son maire Steven Laprise qui nous ont donné un solide appui. Ce serait un beau cadeau de Noël pour cette petite communauté de quelque 220 habitants lassée d’attendre ! », conclut Marc-André Grenier.