LOGO_UPALes producteurs de lait, d’œufs et de volailles de la Chaudière-Appalaches sont déçus des récents propos du député fédéral de Beauce et candidat à la chefferie conservatrice, M. Maxime Bernier, concernant la gestion de l’offre.

« Encore l’automne dernier, à la veille des élections, les députés conservateurs de la région, incluant Maxime Bernier, nous promettaient que la gestion de l’offre serait préservée », de rappeler M. Paul Doyon, président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches. « Ce virage à 180 degrés du député fédéral de Beauce est décevant pour les centaines d’entreprises agricoles sous gestion de l’offre en Chaudière-Appalaches.»[   ]

La baisse de la demande chinoise, l’embargo russe sur les produits européens et l’augmentation soudaine de la production laitière européenne découlant de l’abandon de la gestion de l’offre en 2015 ont entraîné une crise mondiale du lait. Seulement 8 % de la production laitière mondiale est exportée, mais ce marché marginal dicte le prix intérieur des pays exportateurs. En Europe, les producteurs de lait subissent une baisse de revenus de quelque 30 % depuis un an.

Pour la Nouvelle-Zélande, qui exporte plus de 90 % de sa production, c’est pire encore. Les producteurs de lait absorbent une baisse de revenu de plus de 50 %.  De plus, les consommateurs ne profitent pas de la situation et paient leur litre de lait plus cher qu’ici. En 2014, le litre de lait se vendait 1,69 $ en Nouvelle-Zélande et 1,46 $ au Canada. Le litre de lait américain se vendait alors seulement 1,27 $, mais il faut spécifier que la production laitière américaine est subventionnée à coup de milliards par le biais du Farm Bill, contrairement au Canada et au Québec. « Ici, on ne subventionne pas du tout la production du lait, de la volaille et des œufs, grâce à la gestion de l’offre que Maxime Bernier souhaite éliminer », rappelait M. Doyon.

« Certains croient encore à la magie du libre marché mondial en agriculture et se demandent pourquoi les producteurs sous gestion de l’offre n’ouvrent pas leur marché au reste du monde. La réponse est simple : pour éviter ce chaos et pour continuer de vivre décemment de leur production sans dépendre des subventions gouvernementales, comme leurs collègues européens et américains. En plus d’être subventionnés pour le produire, les Américains contournent notre système avec leur lait diafiltré.

Source: UPA