sans-titreEn réponse à la lettre d’opinion parue dans l’édition du 24 novembre 2016 du journal Le Cantonnier, et afin de faire cesser les ragots et les informations mensongères ou biaisées qui circulent, les membres du conseil municipal tiennent à rétablir les faits et préciser plusieurs points dans le dossier du CHANGEMENT DE NOM DE LA MUNICIPALITE pour celui de « BELLERIVE ».

Démarche
Nous désirons assurer nos citoyens-citoyennes et contribuables que toute notre démarche est transparente et respecte en tout point la procédure légale prescrite pour un changement de nom de municipalité.  Sur le site web du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), il est mentionné que : ‘’Avant de transmettre une demande en vue de modifier l’appellation d’une municipalité locale, il est recommandé aux municipalités de suivre le cheminement indiqué dans les guides correspondants aux différentes procédures prévues par la loi. Chaque guide résume les étapes à suivre et contient une série de modèles proposés à cet effet.’’

Ainsi, dans un but de transparence, la municipalité a publié au fil des éditions de mai, juin, septembre et octobre, sous la rubrique intitulée « MÉMO-PAROISSE » du journal Le Cantonnier, plusieurs informations au sujet du changement de nom, informant sa population des tenants et aboutissants de sa réflexion et de sa démarche pour le changement de nom. De plus, dans l’édition du 27 octobre 2016, un avis public est paru à cet effet.

Nous avons opté pour ce moyen de communication, présumant que ce journal rejoignait la grande majorité de nos citoyens-citoyennes.  Nous nous sommes rendu compte par la suite qu’une majorité de la population de notre territoire ne lisait pas systématiquement cet encart intitulé « MÉMO-PAROISSE ».  Et, fait encore plus surprenant, que les personnes travaillant pour le Journal Le Cantonnier n’étaient pas au courant de nos démarches.

Nous avons compris tout cela, suite à la parution de la lettre d’opinion dans la dernière édition du journal Le Cantonnier et de la circulation d’une pétition où les citoyens-citoyennes ont été sollicités à signer contre un changement de nom de la municipalité, à ce qu’il paraît. Aujourd’hui, nous choisissons un moyen qui, nous l’espérons cette fois-ci, saura rejoindre la grande majorité de notre population.

Réflexion
Nous commencerons ici par vous rappeler les principaux points mentionnés dans la résolution adoptée par le conseil municipal à sa séance ordinaire du 15 août 2016, et transmise à la Commission de toponymie et au ministère des Affaires municipales, soit :

  • le mot « Paroisse » apporte souvent de la confusion avec la Fabrique. Ex. : Nous recevons fréquemment des demandes par téléphone ou courriels qui s’adressent à la Fabrique (presbytère de la Paroisse Ste-Luce de Disraeli).  Nous recevons également du courrier qui s’adresse à eux.
  • le mot « Disraeli » apporte, lui aussi, et encore plus souvent de la confusion avec la VILLE de Disraeli. Là encore, très régulièrement, nous recevons des demandes, des appels, des courriels et du courrier qui nous sont adressés par erreur ou qui sont transmis à la Ville plutôt qu’à nos bureaux.  Et souvent, même les ministères, les organismes gouvernementaux et paragouvernementaux ont du mal à s’y retrouver et s’adressent à la mauvaise municipalité dans plusieurs dossiers.  Cela a même déjà causé des problèmes au niveau de programmes de subvention qui ne nous ont pas été offerts dus à cette confusion, pour ne nommer que cela.
  • Le fait de changer le nom nous permettrait de renforcer notre identité propre puisque nous sommes une municipalité distincte et que souvent, notre municipalité est oubliée ou diluée avec l’autre municipalité portant le même nom, soit la Ville de Disraeli, ou est tout simplement confondue avec la paroisse religieuse.

Notre conseil municipal est parfaitement conscient qu’un changement de nom est une décision importante et souvent déchirante pour une partie de ses citoyens, mais la conquête de notre identité nous semble primordiale, et nous pensons que le bien général doit l’emporter sur les considérations particulières.  Contrairement aux affirmations qu’on retrouve dans la lettre parue dans la dernière édition du journal Le Cantonnier, nous sommes convaincus qu’un changement de nom demande de l’audace et est, contrairement à ce qui peut être véhiculé, le signe d’une affirmation positive et courageuse de ce que nous sommes en définissant notre propre identité, notre propre ADN.  N’êtes-vous pas fier d’habiter notre territoire ou d’être un ou une de ses contribuables ?

De plus, l’appellation «Disraeli» ne disparaîtra pas, puisque la Ville continue de porter ce nom.  Ainsi, tout le patrimoine  relié au nom «Disraeli» pourra  être conservé  et porté par la Ville.  Même la Ville est en réflexion à savoir si elle conservera le statut de Ville ou optera plutôt pour ‘’Municipalité de Disraeli’’.  Imaginez si cela se concrétise et que notre nom demeure inchangé, la confusion deviendra encore plus grande.

Depuis toutes ces années où il y a un partage de nom avec notre voisine, nous ne comptons plus les erreurs commises par nos fournisseurs, par les différents ministères et organismes et par plusieurs intervenants qui ont un rapport avec notre municipalité. Il ne se passe pas une semaine sans que des coquilles soient constatées par notre personnel.  Encore la semaine dernière, le maire de la Ville est venu nous livrer des paquets qui nous étaient destinés et qui avaient plutôt été livrés à la Ville par erreur du fournisseur lors de la prise de commande.

Notre municipalité a toujours eu et souhaité des rapports courtois, d’égal à égal avec notre voisine.  Chaque dossier est traité avec la même rigueur, le même sérieux et un souci d’équité qui doit caractériser de tels échanges, et la relation entretenue avec notre voisine n’est aucunement prise en compte dans notre désir de s’affirmer dans une identité propre.

Changements d’adresse et Postes Canada
Bien des inquiétudes ont circulé quant aux changements d’adresse que les citoyens-citoyennes devront faire.  Toutefois, lorsqu’une municipalité effectue un changement de nom en vertu des dispositions de la Loi, Postes Canada nous a confirmé ce qui suit :

  • Postes Canada reconnaîtra le nouveau nom dans tous les systèmes d’adresses suite à l’approbation du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, et, accompagnée d’une résolution de la municipalité lui faisant cette demande.
  • Plusieurs ministères fédéraux et provinciaux, compagnies, et organismes sont abonnés aux données mensuelles d’adressage chez Postes Canada et effectueront le changement de façon automatisée (Bell, Télébec, Hydro, Telus, SAAQ, RAMQ, etc…).
  • De plus, Postes Canada livrera le courrier durant une période de douze mois (sans frais), même si l’ancienne adresse est indiquée sur les lettres et colis. Le tout afin de permettre une transition pour les citoyens et les grands usagers postaux.
  • Finalement, Postes Canada mettra à la disposition des citoyens-citoyennes des cartes gratuites de changement d’adresse (port payé).

Ainsi donc, les démarches à faire et les frais reliés à de tels changements sont radicalement diminués en raison de l’intervention de Postes Canada.  De plus, votre municipalité pourra vous guider dans vos démarches pour ceux et celles qui auront besoin de support.

Coûts du  changement
Contrairement aux chiffres qui pourraient avoir circulé ces dernières semaines, nous prévoyons que le changement de nom occasionnera à la municipalité des coûts maximaux de 15 000 $.

En terminant, notre conseil municipal tient à réitérer sa volonté d’affirmer son identité par son changement de nom pour celui de « MUNICIPALITÉ DE BELLERIVE ». Nous sommes profondément convaincus, et nous vous réitérons que l’affirmation de notre identité est trop sérieuse pour n’être qu’une réaction contre quelque chose ou quelqu’un, mais qu’elle traduit plutôt une volonté réelle et sincère de se créer et de s’affirmer pour ainsi renforcir notre fierté à tous de vivre dans un si bel environnement et d’être reconnu dans notre entièreté.

André Gosselin, Maire
au nom du conseil municipal