Des milliers de nouveaux chômeurs (250 000 emplois perdus depuis le début de la pandémie) doivent songer à se réorienter à cause de l’effondrement des secteurs de la restauration et de l’hôtellerie et des bouleversements dans le commerce de détail. La bonne nouvelle, c’est que des milliers d’emplois sont déjà disponibles ou le seront prochainement.

Il y avait déjà pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie dans des secteurs d’activités économiques qui se sont déjà remis en marche et qui se sont même développés davantage à cause de cette pandémie.

Les biens essentiels
La pandémie a notamment mis en évidence la nécessité d’être plus autonome en ce qui concerne les biens essentiels à notre santé, à notre sécurité et à notre alimentation. Des entreprises québécoises ont déjà amorcé un virage dans leurs activités pour répondre aux besoins du Québec. Les manufacturiers québécois ont même trouvé là l’occasion de démontrer leur inventivité. Les besoins en main-d’œuvre se font déjà sentir.

Des emplois déjà offerts
C’est ainsi que l’industrie du textile est actuellement à la recherche de 1 500 personnes pour des postes en couture. Emplois trop souvent dévalorisés, ceux-ci rapportent quand même aujourd’hui entre 14,50 $/h et 20 $/h.

Pour sa part, le secteur de la construction cherche désespérément de la main-d’œuvre, particulièrement en électricité, en tuyauterie, en briquetage-maçonnerie, en opération d’équipement lourd et en peinture de bâtiment.

Afin de se relever financièrement des pertes encourues à cause de la pandémie, les entreprises auront aussi besoin de spécialistes en gestion financière.

Le déclin du commerce de détail et le virage Web obligent les entreprises à développer les services en ligne. De plus, beaucoup d’entreprises et d’organismes ont amorcé ou accentué le télétravail. Ainsi, les technologies de l’information demeurent un secteur en développement, créateur d’un grand nombre d’emplois. Quant aux secteurs de l’environnement et de la désinfection, les entreprises de désinfection ont beaucoup de postes disponibles et la demande se maintiendra.

Finalement, des postes seront à pourvoir dans les trois prochaines années dans le domaine maritime : notamment, plus de 4000 marins seront nécessaires. Il s’agit d’un métier peu connu, mais essentiel et très payant.

La formation professionnelle
Ces emplois nécessitent pour la plupart une formation professionnelle de niveau secondaire ou collégial. Alors, pour se trouver un nouveau boulot et se faire une nouvelle vie post-pandémique, pourquoi ne pas contacter le Centre de services scolaire des Appalaches ou le Cégep de Thetford ?

Source : Journal de Québec, Cahier spécial, 29 août 2020

Jacques Beaudet
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