En présence des maires de Disraeli et Disraeli Paroisse, Messieurs Jacques Lessard et André Gosselin, les représentants du monde de l’agriculture, présents à la Ferme G.M. Turgeon de Disraeli Paroisse, déplorent le manque de vision dont fait preuve le ministre de l’Agriculture du Québec, M. Pierre Paradis, par rapport à la filière bovine, qui dispose pourtant d’un grand potentiel de développement.

De gauche à droite : M. Bertrand Gagné (UPA des Appalaches), M. Sylvain Bourque (Producteurs de la Chaudière-Appalaches-Sud), M. Paul Doyon (Fédération de la Chaudière-Appalaches), M. Marc Turgeon (Ferme G. M. Turgeon), M. Paul Vachon (MRC des Appalaches), M. Gilles Turgeon (Ferme G. M. Turgeon) et les enfants de M. Marc Turgeon : Marc Antoine, Marie-Maude et Anthony, une relève à l'avenir incertain.
De gauche à droite : M. Bertrand Gagné (UPA des Appalaches), M. Sylvain Bourque (Producteurs de la Chaudière-Appalaches-Sud), M. Paul Doyon (Fédération de la Chaudière-Appalaches), M. Marc Turgeon (Ferme G. M. Turgeon), M. Paul Vachon (MRC des Appalaches), M. Gilles Turgeon (Ferme G. M. Turgeon) et les enfants de M. Marc Turgeon : Marc Antoine, Marie-Maude et Anthony, une relève à l’avenir incertain.

Messieurs Gilles et Marc Turgeon, à la tête d’un élevage de bœufs charolais pur-sang d’une centaine de bêtes, réussissent à tirer leur épingle du jeu au prix d’un dur labeur qui les tient occupés sept jours par semaine.

« Malgré un marché intéressant ces deux dernières années, la production bovine continue de s’écrouler au Québec. On produisait plus de 200 000 bouvillons par année et nous en produisons moins de 100 000 aujourd’hui. Le gouvernement n’émet aucun signal pour encourager la production de bœuf québécois », mentionnait d’entrée de jeu le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, M. Paul Doyon.

Le président des Producteurs de bovins de la Chaudière-Appalaches-Sud, M. Sylvain Bourque, déplore également l’inaction du ministre Paradis : « Après une décennie de crise, rien ne s’est fait pour relancer la production. Pourtant, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick ont eu droit à des plans de relance. Au Québec, notre programme de sécurité du revenu n’est toujours pas efficace.

M. Doyon ajoute : « Quasiment la totalité des abattoirs ont fermé leurs portes et le gouvernement n’est jamais intervenu pour aider à les maintenir ouverts ou pour valoriser la production bovine. Nous exportons donc plus de 90 % de notre production vivante pour ensuite importer presque entièrement notre viande transformée. Où est la place pour l’achat local, le bien-être animal et l’environnement? Le consommateur souhaite savoir d’où proviennent ses aliments et souhaite de plus en plus des produits d’ici ». Il demeure convaincu que la filière bovine a un grand potentiel au Québec et dans la région. « Notre géographie et notre climat font de nous une région productrice de fourrages, mais malheureusement, le ministre de l’agriculture actuel n’a aucune vision pour les régions fourragères », de conclure M. Doyon.

«On a démarré l’élevage bovin avec seulement quatre vaches au départ en 1980. Bâtir une telle ferme, c’est le travail d’une vie. Je souhaite de tout cœur que mon fils Marc pourra vivre longtemps de la ferme et la transmettre à mes petits enfants… mais il y a beaucoup de gros nuages dans le ciel de l’avenir. » nous confie Gilles Turgeon.