Depuis maintenant près de deux mois, les yeux sont rivés sur ces milliers de préposés aux bénéficiaires qui accomplissent un travail colossal, jour après jour, pour un salaire bien souvent dérisoire. Plus que jamais, la crise de la COVID-19 aura permis de mettre en lumière toute l’importance du travail des préposés aux bénéficiaires et, du même coup, le sous-financement et les iniquités qui existent depuis des années, notamment en ressources intermédiaires (RI).

L’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) soutient que le travail de préposé aux bénéficiaires est une vocation, mais qu’il ne faut pas en abuser. Il faut récompenser à leur juste valeur ces personnes qui prennent soin des gens vulnérables. Les nouvelles primes annoncées par le gouvernement Legault sont appréciées, mais elles doivent être permanentes. Il est devenu extrêmement difficile pour les propriétaires de ressources intermédiaires — financées à 100 % par l’État — d’attirer et surtout de conserver cette main-d’œuvre. Selon un sondage mené par l’ARIHQ, le réseau des RI a perdu 1805 employés depuis le début de la crise. Dans la région de Chaudière-Appalaches, on parle d’un manque d’au moins 48 préposés aux bénéficiaires.


Source : Tactconseil