Par Jacques Beaudet et Yves Lirette

La COVID-19, qui n’était qu’une vague menace lointaine en janvier, se répand comme une traînée de poudre, comme d’ailleurs les mesures pour en contrer la propagation : mesures sanitaires d’urgence, quarantaine, confinement, réserves, etc. Jusqu’où la pandémie nous conduira-t-elle ? Devant l’inconnu, bien peu de certitudes. Heureusement, le coronavirus semble peu virulent, mais, tout de même, on peut en mourir.

Comment y faire face sinon par la solidarité, une attitude préoccupée par sa propre santé et par celle des autres : les deux sont intimement liées et sont seules garantes d’une action efficace pour circonscrire cette maladie contagieuse, aussi contagieuse que la peur qu’elle génère. Soyons clairs : lorsque je prends les mesures recommandées pour ne pas être infecté, je me protège, mais je protège aussi les autres. Dans une communauté, lorsque chacun agit pour éviter d’être contaminé, tous en retirent les bénéfices. Ensemble, en plaçant au cœur de notre action la prévention, nous limiterons la propagation.

Photo par Yves Lirette

Mesures de prévention générale
Les mesures d’hygiène reconnues sont recommandées pour tous :

  • Se laver les mains souvent à l’eau tiède courante et au savon pendant au moins 20 secondes
  • Utiliser un désinfectant à base d’alcool en l’absence d’eau et de savon
  • Observer les règles d’hygiène lorsque vous toussez ou éternuez et se couvrir la bouche et le nez avec son bras afin de réduire la propagation des germes
  • Si vous utilisez un mouchoir en papier, le jeter dès que possible et se laver les mains par la suite.

Pour les personnes de retour de l’étranger
Toute personne de retour de voyage à l’étranger doit :

  • Limiter ses contacts avec d’autres personnes durant 14 jours. Cela signifie l’auto-isolement à la maison.
  • Communiquer avec l’autorité locale de santé publique dans les 24 heures suivant son arrivée au Canada.

Pour une information de qualité
La pandémie évolue rapidement. Il importe de suivre l’actualité et de garder à jour notre connaissance de la situation. Les gouvernements prennent au jour le jour les décisions qu’il faut pour contrer la maladie, mais aussi pour aider les entreprises et nous, les citoyens, par divers prêts ou programmes. Il est donc de première importance de vous informer et de le faire auprès de sources fiables. Évitez la recherche d’information sur les réseaux sociaux, généralement vecteurs de faussetés qui alimentent la peur et l’anxiété. Consultez les sites gouvernementaux du ministère de la Santé et des Services sociaux, les conférences de presse de la Direction de la santé publique, les chaînes de télévision reconnues ou les journaux crédibles.

Pour obtenir des renseignements sur le coronavirus :

Québec.ca/coronavirus.

Canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus.html

Toute personne qui pense être atteinte de la COVID-19 est invitée à composer en priorité le 1 877 644-4545. La population peut aussi, en tout temps, joindre Info-Santé 811.

Soyez prudents sur le Web. De multiples tentatives d’hameçonnage pour nous escroquer ou nous vendre toutes sortes de produits sont observées. Les autorités publiques rappellent qu’elles ne demanderaient jamais d’informations financières par courriel ni par téléphone.

La solidarité, remède contre la peur
La maladie, la mort et la douleur font partie de la vie humaine depuis toujours. Le coronavirus est peut-être l’occasion de nous reconnecter avec cette résilience dont ont fait preuve nos ascendants en temps de guerre, d’épidémie et de crise économique. Le temps est donc à la résilience, cette capacité à surmonter l’épreuve et à s’adapter.

Il est normal de ressentir de la peur et de l’anxiété. Mais on peut utiliser cette peur pour s’orienter vers des actions positives, comme s’appliquer à exécuter les mesures de prévention et faire des activités agréables à la maison plutôt que d’entretenir des pensées nuisibles et paralysantes en envisageant le pire. Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir communiquer entre nous à distance, ce que n’avaient pas nos grands-parents.

La solidarité demeure le meilleur remède contre la peur. « Le meilleur facteur de protection, c’est d’avoir une conscience collective, de se serrer les coudes, de prendre soin les uns des autres », dit Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec.

Source : ministère de la Culture et des Communications
Le Devoir, 14-15 mars 2020