La présente crise due à la COVID-19, véritable catastrophe pour toutes les facettes de l’organisation sociale, n’est pas sans provoquer des changements dans nos habitudes de vie. L’activité physique et le sport ne font pas exception. En effet, avec le confinement, il devient impossible de se regrouper dans les lieux publics pour faire de l’activité physique, soit pour le plaisir, soit pour s’entraîner en vue de compétitions sportives.

Il est aussi interdit de se regrouper entre amis pour jouer dehors, ce qui n’est pas sans avoir un impact sur la santé physique et psychologique des jeunes. Il en est de même pour les adeptes d’entraînement en salle de musculation qui n’ont plus accès aux installations leur permettant de garder, d’améliorer leur condition physique ou d’avoir leur exutoire pour vaincre le stress quotidien.

Il faut donc trouver le moyen de diminuer les effets négatifs, tant au plan physique que psychologique, du confinement. Un premier point facilitant est qu’il est toujours permis d’aller dehors tout en respectant les règles de distanciation sociale, bien sûr, de faire une promenade, du jogging, de la course ou du vélo. Il est également possible de faire des circuits d’entraînement à l’intérieur en jumelant différents exercices, tels que push up, squat, jumping jacks, mountain climbers, burpees, exercices de gainage — différents types de planche —, d’abdominaux et de dorsaux en variant le temps ou le nombre de répétions et en prenant des pauses ou non entre chaque exercice selon le niveau de condition physique de chacun.

Pour les adeptes d’entraînement en musculation, il y a aussi des moyens de s’entraîner en utilisant les moyens du bord. Une de ces façons est d’utiliser un sac à dos et de le remplir de bouteilles de deux litres contenant de l’eau et de bien serrer le tout en utilisant une serviette. Ainsi, il est possible de faire des développés couchés sur le dos ou au-dessus de la tête en étant assis sur une chaise, des flexions de bras, des tirades et des exercices pour les jambes de types squat ou fentes. Comme la charge peut être trop légère pour certains, il est possible d’utiliser des temps de contraction élevée et d’augmenter le nombre des répétitions. Ainsi, le moment excentrique, soit celui où l’on revient au début du mouvement, peut se faire sur 4 secondes, et le mouvement concentrique, soit celui où l’on effectue le mouvement, sur 1 seconde. Il est également possible de faire du travail isométrique, c’est-à-dire sans qu’il y ait de mouvement. Par exemple, pour les pectoraux, se placer dans un cadre de porte et serrer chaque côté du mur avec les mains ou s’asseoir dans le cadre de porte et pousser sur celui-ci avec une jambe ou encore effectuer une contraction à effort maximal pendant 6 secondes, prendre 10 à 15 secondes de repos, et répéter 6 fois. Une ou deux séries de ce protocole d’entraînement donneront des résultats.