La rencontre tant espérée entre les représentants de la ville de Disraeli et les fonctionnaires du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) se sera enfin réalisée dans la journée du 19 août dernier dans les locaux gouvernementaux. Et la bonne nouvelle qui en ressort, c’est qu’un calendrier d’opération devant mener à la résolution du problème d’eau potable à la fin de 2016 pour les citoyens a été convenu à cette table.

«Ils reconnaissent que le dossier est prioritaire», révèle le maire Jacques Lessard. L’entente prévoit un appel d’offres à l’automne prochain et le lancement au printemps suivant des travaux d’agrandissement du bâtiment actuellement érigé dans le parc François-Beaudoin ainsi que l’installation des nouveaux équipements de traitement des eaux.

Litige

En plus du financement, une mésentente entre le ministère et les autorités municipales existe quant au procédé à adopter, ce qui peut expliquer que ce dossier traîne depuis 2002. Deux options se présentent : un système dit membranaire que, forte d’une recommandation étayée par le rapport d’un expert, la municipalité retient, et un système de chlorination que le MAMOT appuie. Les coûts du procédé membranaire sont estimées à environ 6M$ alors que ceux de la chlorination se chiffre approximativement à 5M$. Le MAMOT subventionne la moins coûteuse des solutions dans une proportion de 50%. Inutile d’insister sur le fait que le maire et son équipe lutte pour une aide accrue.

De l’avis du maire, la joute qui se jouera après le dépôt des soumissions en début de 2016 se situera au niveau politique. «La bonne nouvelle, c’est que ça part. C’est mieux que c’était, mais je ne suis pas aux nues», avoue-t-il, conscient du chemin ardu à parcourir.

La délégation de la ville était composée du maire Jacques Lessard, du directeur-général Patrice Bissonnette et des échevins Juliette Jalbert et Alain Brochu.