Par Gaëtane Therrien

Ce film, présenté au Cinéma du lac le 18 novembre, est un hymne à la nature. On y pénètre par la rêverie et l’arrivée de l’orphelin Paul, 10 ans, qui n’a connu ni son père ni sa mère, pris en charge par Célestine, l’épouse du garde-chasse. Cet enfant, aux yeux immenses, y découvrira tout un monde nouveau, et aussi son secret.

Par l’entremise de Totoche, personnage tellement véridique ne possédant rien et incarnant la liberté totale, Paul, enfant curieux et sensible, apprendra la liberté et les lois de la nature. Une nature vivante qui respire. Les paysages défilant sous nos yeux tout au long du film ressemblent singulièrement à ceux du Québec. Cette harmonie écologique est symbolisée par un cerf géant qui règne dans la forêt. On y fait aussi la connaissance du comte, propriétaire du château et des terres environnantes. Il adore chasser et les murs de son château sont ornés de trophées de bois de cerf. Dans la mythologie grecque, Artémis, la chasseresse divine, maintient l’harmonie dans la forêt. Elle peut, à sa guise, se transformer en cerf magique. Or un jour qu’il va à la chasse au cerf et, malgré le fait que le cerf géant soit à portée de son fusil, le comte décidera de le gracier. Paul apprendra par la suite qu’il est le fils de la fille du comte, morte en couches.

Ce film sur l’amour de la nature, la solidarité humaine et les mystères qu’elle renferme, nous nourrit et nous transforme. À voir.