La Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) s’inquiète de la querelle qui oppose le gouvernement du Québec et les commissions scolaires quant à la hausse des taxes scolaires et craint que les services offerts aux élèves souffrent gravement des conséquences qui en découleront.

« C’est encore une fois l’élève, particulièrement celui qui éprouve des difficultés, qui fera les frais de cette guerre de chiffres. On a souvent, comme contribuable, tendance à critiquer la taxe scolaire, mais ce qu’on ne réalise pas, c’est qu’elle sert souvent à financer les services aux élèves en difficulté. Et, comme par hasard, ce sont toujours dans ces services qu’on sabre en premier quand il y a des compressions et c’est inacceptable ! »

Il faut se rappeler que si les commissions scolaires ont haussé les taxes, c’est pour combler le manque à gagner créé par des compressions de 200 millions de dollars du gouvernement, dernières en date d’une série de coupes qui a gravement affaibli les services offerts dans les écoles du Québec depuis 5 ans.

La FPPE-CSQ ne croit pas non plus que les commissions scolaires puissent couper davantage dans leur administration sans toucher les services aux élèves. La mission des commissions scolaires, c’est d’offrir une éducation et des services aux élèves, et cette mission est en péril.

La Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) représente 19 syndicats regroupant 7 300 membres répartis dans différentes catégories de personnel dans les secteurs administratif, pédagogique et dans les services directs aux élèves (entre autres, psychologues, psychoéducatrices et psychoéducateurs, orthophonistes, conseillères et conseillers d’orientation, orthopédagogues, animatrices et animateurs à la vie spirituelle et l’engagement communautaire).

 

Dyane Raymond
Latest posts by Dyane Raymond (see all)