Monsieur le Premier Ministre et Madame la Ministre de la Culture et des Communications,

Permettez-moi de vous interpeller sur le sort de nos bibliothèques publiques. J’ai 71 ans et une visite hebdomadaire à notre petite biblio de village représente pour moi plus qu’un loisir culturel. Dans cette municipalité d’environ 400 âmes, quand trois abonnés y sont réunis, ça fait la joie de la bénévole. Nous payons pour ce service public qui me permet aussi d’accéder à Internet, que je n’ai pas à domicile, comme environ 12 % de la population.

Or beaucoup de renseignements indispensables ne sont plus accessibles que par ce moyen et vous nous en privez. Pourtant, les librairies ont rouvert ainsi que des magasins d’articles d’occasion, dont des livres. Et les journaux où vous occupez plusieurs pages. Bien que le papier soit peu propice à la possible survie d’un éventuel virus, le personnel des biblios pourrait même mettre les livres en quarantaine trois jours avant de les réintroduire dans les rayons…

Nous vous demandons de cesser de nous aliéner et de nous rendre ce service essentiel dans les plus brefs délais.

Un « vieux » pas content qui refuse d’être infantilisé.

Éric Bourquin, Saints-Martyrs-Canadiens