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René Lussier en solo à la guitare et voix en concert à la chapelle Holy Trinity d’Irlande

On n’est pas forcé de posséder un arbre généalogique aux multiples ramures pour avoir l’esprit de famille. Il importe, selon moi, de savoir aimer et reconnaître, de près ou de loin, celles et ceux qui forment notre entourage et nourrissent notre partage. Il importe, entre autres, de savoir dire plus souvent oui que non. Et de garder une fenêtre ouverte sur l’autre malgré les bulles et les tracas dans lesquels nous nous enfermons.

Le mois dernier, René Lussier a chanté en s’accompagnant à la guitare à Irlande, un spectacle simple et convivial, dans une belle chapelle tout en bois qui ouvre maintenant ses portes à l’art, une autre forme de sacré.

René et Paule (sa compagne et parolière) sont venus s’installer dans le rang 4 de Saint-Jacques-le-Majeur, il y a une quinzaine d’années. Certains étaient là avant, d’autres sont venus après. Des gens de la ville, « d’une autre ville », comme dirait Brel. Une partie du village de Saint-Jacques était là pour assister à l’événement : les trois frères Proulx, cette chère Lou et son beau grand Némo, Danielle et St-Jak, Michel mon chéri, Lili, Hélène et France, les nouvelles venues du rang 4, Hélène et Jean-Guy, ces gens si sympathiques de Petite Plaisance, Charles et Dominique, nos adorables voisins, Carole et son beau sourire, et j’en passe. Les amis de St-Fortunat s’étaient aussi déplacés : Jocelyne, l’ardente lionne blanche, son increvable cycliste de chum et leur fils Hugo qui vient de réaliser un film à voir sur les événements du printemps érable (« Carré rouge sur fond noir »), Loli, Pierre, Jean-Pierre, des amis qu’on ne voit pas souvent. Jean, un des deux frères Gagné de Saint-Ferdinand, le frère de Serge, un compagnon des temps jadis… Aussi des visages qu’on reconnaît de gens qu’on ne connaît pas.

Autrefois, les familles se réunissaient à l’église pour mieux se retrouver, le rituel achevé, sur le perron et commenter les dernières nouvelles du temps. La tradition perdure. Autrement. Et si les cérémonies ont conservé leur sens du sacré, s’y est ajouté un esprit ludique et païen.

Cette nuit-là à Irlande, l’air était encore doux, l’automne commençait à rougir, la magnifique pleine lune des derniers jours entamait sa décroissance. Eh, qu’on était bien !

 

Dyane Raymond
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