Lors de la dernière campagne électorale, M. François Legault nous disait qu’il fallait intégrer moins d’immigrants, mais les intégrer mieux. Dans les faits, combien en intègre-t-on ?

Le dernier recensement de Statistique Canada (2016) définit les immigrants comme étant « les personnes qui sont, ou qui ont déjà été, des immigrants reçus ou résidents permanents. Il s’agit des personnes à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence ».

Au Québec
Il nous indique qu’il y avait 14 % de la population québécoise qui était immigrante. Si l’on considère les nouveaux immigrants (de 2011 à 2016), ils ne représentent que 3 % (215 000) de la population québécoise. Ce sont principalement des Français (9 %), des Haïtiens et des Algériens (8 % chacun), des Marocains (6 %) et des Chinois (5 %) ; quant aux Syriens, dont on a beaucoup parlé, ils représentent 3 % de ces immigrants récents.

Dans nos régions
Ces proportions sont relativement faibles à l’échelle du Québec, mais qu’en est-il en ce qui concerne nos régions ? Les statistiques pour la MRC des Appalaches montrent un phénomène encore plus marginal. Elles dénombrent 1,3 % d’immigrants sur une population totale de 41 000 personnes, et à peine deux dixièmes de 1 % d’immigrants récents, soit 85 personnes. Dans la MRC du Granit, la situation est semblable, soit 1,7 % d’immigrants sur une population totale de 21 000 personnes, et deux dixièmes de 1 % d’immigrants récents, soit 35 personnes.

Avec si peu d’immigrants, il est difficile d’établir une tendance ferme concernant leur nationalité. Toutefois, les données pointent une origine américaine d’abord, puis française, colombienne, haïtienne et enfin africaine.

Ces chiffres confirment qu’il est particulièrement difficile d’attirer et de retenir les nouveaux arrivants en région, loin des grands centres urbains. Alors, s’il y a problème d’immigration en nos régions, c’en est plutôt un de manque criant de nouveaux arrivants !