« Ça fait deux ans qu’on y travaille ; on est loin d’avoir chômé », a affirmé le président de la nouvelle coopérative sans but lucratif SJM (Saint-Jacques-le-Majeur), Marc-André Grenier, lors de l’assemblée publique d’information tenue le 15 juillet dernier dans la salle communautaire de Saint-Jacques-le-Majeur, en présence d’une soixantaine de citoyens manifestement intéressés au projet d’implantation d’un réseau Internet avec fibre optique sur le territoire municipal.

Effectivement, depuis la fondation de la Coop SJM, en date du 4 juillet 2017, le conseil d’administration a eu à effectuer un travail considérable sur les plans du financement et de divers aspects légaux du projet. Les prochaines étapes consisteront en un relevé des poteaux sur la ligne Hydro-Québec, en l’élagage et l’émondage, en signatures d’entente d’utilisation de structures d’Hydro-Québec et de Télébec, en l’installation du câble et en la mise en route qui, espère-t-on, se concrétiserait aux environs de Noël prochain. Le fournisseur de service en gros sera UPTV, qui acheminera par fibre optique le signal aux téléviseurs, ordinateurs et appareils numériques, ainsi que la téléphonie dans chaque résidence.

Financement
Le coût du projet est actuellement estimé à 446 800 $, dont le financement proviendra des sources suivantes : 20 000 $ en parts sociales, 40 000 $ par la municipalité, 7 500 $ du Fonds de développement du territoire, 5 000 $ de Desjardins, 98 758 $ des gouvernements provincial et fédéral — confirmé en mars 2019 —, 245 502 $ d’Investissement Québec et 30 000 $ du Fonds de développement social. Une marge de crédit additionnel de 75 000 $ couvrira les éventuels imprévus. Le conseil prévoit un remboursement sur une période de dix ans.

Parts sociales
Maintenant que le montage financier est complété, l’organisation peut procéder à la vente des parts sociales dont la valeur a été fixée à 200 $ l’unité. L’objectif de départ est de compter un minimum de 100 clients-propriétaires ; il faut être un membre pour devenir un client. Plus il y en a, plus la viabilité du projet est assurée. Une campagne d’inscription se déroulera sur tout le territoire desservi jusqu’à la fin de septembre prochain.

Commentaires
En fait, la séance d’information a pris l’allure d’une démarche de fondation lorsque plusieurs personnes ont pris d’assaut la table d’inscription pour devenir membres par l’achat d’une part sociale.

Si on se fie aux expériences vécues dans les autres municipalités rurales s’étant engagées dans un tel projet d’implantation de l’Internet haute vitesse, le groupe a réussi un tour de force en réalisant en deux années et quelques mois ce qui prend en moyenne cinq ans ailleurs. C’est ce qui a valu au conseil d’administration de la coopérative SJM des applaudissements en fin de soirée.

Selon les commentaires glanés, la bureaucratie est grandement responsable de la lenteur du processus, tant sur le plan de la compétence que du financement.

« Un tel projet favorise l’implantation et la consolidation d’une communauté, estime l’agente de développement territorial de la MRC, Carole Mercier. Il en va de son avenir ; c’est un projet qui servira à long terme ». Pour sa part, le maire de la municipalité Steven Laprise, qui était d’ailleurs présent dans la salle, se dit très fier des bénévoles qui ont travaillé énormément. « Je les félicite et je souhaite qu’ils demeurent en poste. »

Pour toute question relative à l’implantation du réseau ou pour s’inscrire, il suffit de communiquer avec le secrétariat municipal au 418 449-1531.