M. Luc Berthold, réélu le 21 octobre dernier

Le 21 octobre dernier, les Canadiens ont été appelés à se choisir un gouvernement. Le taux de participation à ces élections fédérales, qui se sont soldées par un gouvernement libéral minoritaire de 157 députés élus, fut de 66 %, soit un peu moins que lors de l’arrivée de Justin Trudeau au pouvoir en 2015. Notons qu’environ le quart des électeurs qui ont voté cette année l’a fait par anticipation. Les libéraux ont pris le pouvoir avec 157 députés, mais avec seulement 33 % du vote, alors que les conservateurs ont vu élire 121 de leurs candidats avec un vote populaire plus élevé, soit 34 %. Le Bloc a bénéficié de 8 % du vote avec 32 députés élus, le NPD, de 16 % avec 24 élus, les Verts, de 7 % avec 3 élus, et, enfin, le Parti populaire n’a recueilli que 2 % du vote sans aucun député élu.

Dans notre région, M. Luc Berthold du Parti conservateur a obtenu la faveur de l’électorat dans le comté de Mégantic–L’Érable. Avec 49 % du vote il s’est envolé vers la victoire, loin devant ses adversaires : Priscilla Corbeil du Bloc québécois avec 26 %, Isabelle Grégoire du Parti libéral avec 15 %, Mathieu Boisvert du Nouveau Parti démocratique avec 4 %, Nicole Charette du Parti vert avec 3 % et Marie Claude Lauzier du Parti populaire avec 2 %.

Ici, un tel résultat exprime clairement la grande satisfaction de la population pour le travail du député Berthold à qui elle a accordé un second mandat fort. Par contre, les résultats nationaux reposent la question des distorsions de notre mode de scrutin. En effet, contrairement au sens commun, le parti qui a eu le plus de votes n’a pas gagné. Il en aurait été, sans doute, différemment avec un mode de scrutin dit « proportionnel », peu importe ses modalités. La mise en place d’un tel type de scrutin a été tentée à quelques reprises au Canada — notamment en Colombie-Britannique, en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard —, mais sans succès. Chaque fois, la population a rejeté les modifications suggérées lors de consultations populaires. Au Québec, le gouvernement caquiste a promis de consulter les électeurs à ce sujet lors des prochaines élections générales. Un dossier à suivre pour la santé de notre démocratie.