Par Gaëtane Therrien

Hubert Reeves, le principal narrateur du documentaire « La Terre vue du cœur », présenté au Cinéma du lac les 7 et 10 octobre, ne porte pas un regard noir et fataliste sur ce qui se passe, malgré les dévastations écologiques actuelles. Au contraire, il le fait avec douceur, fermeté et surtout avec l’intelligence du cœur. Le danger est bel et bien présent, mais, à l’instar de Churchill, il ne perd jamais espoir. Car seul l’espoir peut changer cet état de fait.

À travers ce film aux images cosmiques d’une grande splendeur, aux images de jardins communautaires, de verdure sur les toits de plusieurs métropoles et de plantations d’arbres pour oxygéner la Terre, Hubert Reeves affirme haut et fort que l’on peut encore prévenir une hypothétique, mais vraisemblable sixième extinction. Nous ne sommes pas propriétaires de cette Terre, comme tant d’humains le perçoivent actuellement, mais bien les « gardiens » de celle-ci. Le philosophe québécois, Daniel D. Jacques, dans son livre « La mesure de l’homme », conclut à l’importance de l’amour de la vie. Et la vie, ce n’est pas l’extraction du pétrole, l’exploitation indue des richesses naturelles, mais, au contraire, la préservation de celles-ci.

Des témoignages de Québécois, dont Michel Labrecque, conservateur au Jardin botanique de Montréal, Mario Cyr, cinéaste des profondeurs océaniques, Jérôme Dupras, bassiste du groupe Les Cowboys fringants ainsi que le sociologue français Frédéric Lenoir et Robbin Wall Kimmerer, botaniste, écrivaine, professeure et membre de la Nation Potawatomi, plaident en faveur de mesures concrètes pour contrer la dégradation des écosystèmes et favoriser la biodiversité.

Film émouvant pour sa pertinence et son urgence d’agir, il est un plaidoyer pour le respect et l’amour de la Beauté de la Nature, de la Terre. Je vous encourage fortement à le voir, car on comprend que nous sommes tous interreliés sur cette Terre.