La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (Fédération), représentant les acériculteurs, et le Conseil de l’industrie de l’érable (CIE), représentant les acheteurs de sirop d’érable, sont fiers d’annoncer qu’ils ont conclu une entente pour les conditions de vente et de mise en marché du sirop d’érable en vrac pour les saisons de commercialisation 2017 et 2018. Quelques séances de négociation furent nécessaires pour négocier tous les termes de la Convention de mise en marché du sirop d’érable en vrac. La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) n’aura donc pas à arbitrer la Convention pour 2017, ce qui est une bonne nouvelle pour l’industrie. Une demande d’homologation de cette entente a d’ailleurs été déposée à la RMAAQ.

Selon l’entente conclue, le statu quo a été décidé pour les prix du sirop d’érable. Toutefois, le classement se fera dorénavant sur la base de quatre classes, au lieu des cinq qui étaient en vigueur (AA, A, B, C, D), afin de s’ajuster avec les nouvelles classifications fédérale et provinciale. Si acceptés par la RMAAQ, les prix 2017 s’établiraient ainsi : doré à 2,95 $, ambré à 2,94 $, foncé à 2,85 $ et très foncé à 2,55 $. Pour les sirops de la Catégorie de transformation, le prix demeure à 1,80 $. De plus, la prime offerte pour le sirop d’érable certifié biologique est bonifiée et passerait de 0,175 $/livre à 0,18 $/livre.

Chacun des acteurs de l’industrie sait à quoi s’attendre en termes de condition de marché, et ce, peu importe le niveau de récolte à venir. « Chacun a mis de l’eau dans son vin pour en arriver à une entente. Les énergies de la filière seront donc dirigées vers la poursuite du développement des marchés et l’augmentation des ventes », observe Eliott Levasseur, président du CIE.

La dernière fois où la Fédération et le CIE s’en étaient remis à la RMAAQ afin d’arbitrer une convention était en 2012. Depuis ce temps, les parties ont pu en arriver à une entente chaque année sur les prix. Il faut savoir que la Convention de mise en marché doit être négociée aux deux ans et homologuée par la RMAAQ.

Source : Fédération des producteurs acéricoles du Québec