Le mouvement Pro Chrysotile a fait parvenir un vibrant SOS aux premiers ministres du Canada et du Québec. Voici le texte de la lettre envoyée par le président Serge Boislard au Très Honorable Justin Trudeau :

 Notre population de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie est grandement préoccupée par la perspective d’un bannissement d’une ressource naturelle présente dans plusieurs régions canadiennes sous une forme ou sous une autre et surtout tous les produits qui en contiennent.[…]

D’importants projets de valorisation de résidus miniers dans la MRC des Sources en Estrie seraient en péril de même que tous les projets de recherche et développement des résidus miniers qui sont présentement en cours dans Chaudière-Appalaches. Plus important encore, l’impossibilité de valoriser de manière responsable ces résidus constituerait un frein majeur à la diversification économique de nos régions.

Monsieur le premier ministre, vous devez bien saisir que nous  ne vous demandons pas de relancer les mines de chrysotile fermées depuis 5 ans à Thetford Mines et à Asbestos. Nous sommes à l’ère post-exploitation de la fibre de chrysotile. Le développement durable des centaines de millions de tonnes de résidus miniers solides de serpentine accumulés depuis plus de 130 ans  est devenu une réalité incontournable de nos régions. Ces centaines de millions de tonnes de résidus miniers contiennent plus de 22 % de magnésium, de nickel, de chrome, etc. Des projets d’extraction de ces métaux sont déjà amorcés. Des centaines d’emplois pourraient être créés d’ici peu.  Votre gouvernement doit tenir compte de cette réalité et accompagner nos populations dans notre développement économique régional que nous voulons responsable, durable et ambitieux.

Permettez-nous de souligner que la recherche et la science la plus récente ont démontré les différences majeures entre les types de fibres amphiboles par rapport aux fibres de type chrysotile que l’on retrouve dans plusieurs régions canadiennes de Terre-Neuve à la Colombie britannique. On retrouve des fibres d’ailleurs associées à plusieurs gisements de métaux au Canada et ailleurs dans le monde Nous pourrions comprendre que le Canada puisse interdire les fibres d’amiante de type amphibole […] Mais pour ce qui est du chrysotile il est évident que le risque potentiel pour la santé des personnes est infiniment moindre que pour les amphiboles.

Monsieur le Premier Ministre nous espérons que votre gouvernement comprendra les raisons qui motivent notre S.O.S.

Source : Mouvement Pro Chrysotile