Statistique Canada vient de dévoiler les chiffres de population du recensement 2016 et le constat est alarmant pour les municipalités de notre coin de pays. Que l’on se tourne vers Thetford Mines ou Lac-Mégantic, Saint-Romain ou Saint-Julien, partout la population s’effrite.

Alors que la population canadienne augmente de 5 %, pour dépasser les 35 millions de personnes et que celle du Québec croit de 3,3 %, pour atteindre 8,16 millions de personnes, la tendance est inversée dans les MRC Les Appalaches, avec une chute de 1,8 % et Le Granit, avec une perte de 3,4 %.Ce sont plus de 1 500 résidants qui sont partis!

Regardons de plus près les municipalités desservies par Le Cantonnier. Tout d’abord, le pôle de Disraeli, ce que nous appellerons le Grand Disraeli. Comme on peut le voir dans le tableau suivant, ce pôle régional, formé de six municipalités, voit sa population chuter de 5,7 %, une érosion de près de 500 personnes. En 10 ans, soit depuis le recensement  2006, 635 personnes auront quitté ce territoire et les trois quarts de ces pertes substantielles proviennent de Disraeli ville et Saint-Joseph-de-Coleraine. Même Disraeli Paroisse, qui avait bénéficié d’une croissance au recensement 2011, connait un déclin de 3 %. Il en va pareillement pour Sainte-Praxède, avec 9,9 % de perte et Stratford avec 11 %. Seule Beaulac-Garthby voit sa population s’apprécier de 1,9 %, soit une trentaine de personnes.

Données de population selon le recensement 2016 de Statistique Canada pour le Québec, certaines régions, MRC et municipalités desservies par le journal Le Cantonnier.

tableau_population

Notons toutefois que Lambton échappe à ce déclin généralisé grâce à une croissance de 2,1 %. La petite municipalité de Saints-Martyrs-Canadiens voit aussi sa population augmenter d’une trentaine de personnes.

Le déclin s’accélère pour le Grand Disraeli, car les pertes se sont multipliées par deux du recensement 2011 à celui de 2016. Déjà, lors du recensement 2011, nous avions sonné l’alarme ( cf: “Une région en déclin, le recensement le confirme”, Le Cantonnier, février 2012 ). Les pertes actuelles s’ajoutent à celles de 2011. Où cela s’arrêtera-t-il? Et surtout, quelles mesures nos élus prendront-ils pour contrer ce qui prend l’allure d’une véritable saignée?