carrièreQuelque 70 personnes ont assisté à l’assemblée générale organisée par le RADDM (Regroupement pour l’Appui au Développement Durable de la Municipalité) laquelle s’est déroulée dans la salle de l’hôtel de ville de Saint-Joseph-de-Coleraine le lundi 20 avril.

Cette assemblée d’information prévue dans la stratégie du regroupement concernait évidemment le dossier de la carrière exploitée par Excavations Marchand & Fils et sise sur le territoire de la Paroisse de Disraeli. Une quarantaine de résidents de Saint-Joseph-de-Coleraine ont eu à subir plusieurs inconvénients et dangers suite aux activités de ce site (dynamitage surchargé-dommages aux propriétés-bruit-poussière-évaluation-etc). Plusieurs infractions recensées par ces derniers ont mené à la création du RADDM et à la rédaction d’un document qui a déjà été remis, il y a quelques semaines, au député provincial et ministre Laurent Lessard en espérant qu’il intervienne dans le processus.

Lors de cette soirée, la porte-parole du mouvement de protestation et d’action, Mme Danielle Parent, a expliqué l’ensemble de la démarche accomplie par le groupe de pression et a pu répondre aux questions de l’auditoire. «Les gens ont été estomaqués par l’ampleur et le sérieux de la recherche et des constats», a observé Mme Parent.
«Nous souhaitons que le ministère de l’Environnement modifie sa loi et ses règlements lorsque des carrières désirent s’installer à proximité d’un milieu urbain et nous réclamons le non-renouvellement du permis d’exploitation qui viendra à échéance le 23 février 2016». Dans l’intervalle, les résidents demeurent exposés aux risques provoqués par la conduite délinquante de l’entreprise fautive.

Le groupe d’action déplore le fait qu’aucun accusé de réception de leur réquisitoire de la part du ministère des Transports leur ait à date été adressé. «Ça ne semble pas bouger nulle part; on se bat contre une grosse machine», soupire la porte-parole de l’RADDM. «La balle est dans le camp du ministère de l’Environnement». Enfin, une profonde divergence semblant diviser, sinon opposer les conseils des deux municipalités concernées, ne facilite pas la résolution du problème.